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Vieux 13/09/2020, 22h46
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Merci Beren 77, alors voici la suite!
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Vieux 13/09/2020, 22h49
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Par défaut Chapitre 2 : Toucher le fond pour remonter a la surface

« Les matins se suivent et se ressemblent
Quand l’amour fait place au quotidien
On n’était pas fait pour vivre ensemble
Ça ne suffit pas toujours de s’aimer bien »
Joe Dassin, Salut les amoureux


Premier élément perturbateur : la rupture de l’engagement pour Elle

Petit à petit, l’idée de passer à l’étape supérieure avec Justine fit son chemin. Nous étions en couple depuis trois ans, nous habitions ensemble et nous menions une vie stable, relativement heureuse. De plus nous étions catholiques pratiquants donc toutes les cases étaient cochées. Je n’y pensais pas trop mais après quelques allusions subtiles de certains proches je commençais à m’interroger sérieusement. Effectivement, pourquoi ne pas aller au bout de l’engagement sinon cela voudrait dire que je ne l’aimais pas vraiment ? Pendant plusieurs mois je me triturais le cerveau en pesant le pour et le contre mais finalement sans jamais oser regarder au fond de moi de manière lucide.
Je finis par me décider d’acheter une bague de fiançailles en prévoyant de lui offrir lors d’un prochain voyage à New York. Ce fut de nuit dans un bar restaurant sur le toit d’un gratte-ciel. J’avais un trac énorme et j’avais hésité longuement pendant les jours d’avant, quelque chose au fond de moi me bloquait mais j’avais peur d’y regarder de plus près, tellement les conséquences pouvaient être douloureuses. A l’instant où je demandai à Justine de devenir ma femme et qu’elle accepta, le voile de mon déni se déchira et je compris à ce moment que c’était une erreur. Plus rien ne serait comme avant.
Je n’osais pas en parler, c’était trop con de tout foutre en l’air après tout ce que l’on avait vécu ensemble donc je pris sur moi bien que cela devenait de plus en plus difficile. Nous annonçâmes la nouvelle à nos familles et nos proches, au fur et à mesure l’étau se resserrait mais je restais mutique tout en retardant discrètement les préparatifs. J’espérais lâchement que les gens finiraient par comprendre d’eux-mêmes ou alors que je changerais d’avis. J’étais de plus en plus pensif, je luttais intérieurement en pesant le pour et le contre mais il m’était désormais impossible de nier mes sentiments profonds. La digue avait sauté et j’avais été emporté par le flot de mes frustrations cachées, de mes désirs et de mes rêves trop longtemps refoulés. Je cherchais à m’évader en regardant des vidéos de voyageurs aux quatre coins du monde. Je me réfugiais également dans l’écriture autobiographique pour essayer de mieux comprendre ce qu’il m’arrivait et comment j’en étais arrivé là. On ne faisait quasiment plus l’amour avec Justine, elle se doutait que quelque chose clochait mais nous n’en parlions pas. Comme je n’étais pas très discret et que nous utilisions le même ordinateur elle finit par découvrir mes confessions écrites, peut-être était-ce un acte manqué de ma part ?
Il est difficile pour moi d’imaginer avec justesse les sentiments qui la traversèrent à la lecture de ce document mais ce fut probablement l’équivalent d’un coup de poignard dans le cœur, une surprise totale. Je m‘étais parfois livré sans retenue par écrit et certains passages lui firent beaucoup de mal, surtout en l’apprenant de cette manière. Quelques temps plus tard, nous célébrâmes nos fiançailles dans la ville de mon enfance avec nos familles. Ce fut une belle cérémonie organisée par ma mère dans une jolie petite église romane perchée en haut d’une colline à l’abris des regards, ce cadre intime était tout à fait ce qu’il me fallait. Justine m’observait avec attention depuis sa découverte pour essayer de déceler mes sentiments réels mais je gardais mon masque. Mes parents s’aperçurent tout de même qu’il y avait quelque chose qui n’allait pas et m’en parlèrent séparément. Ils se montrèrent très compréhensifs et tendres à mon égard, je leur en fus énormément reconnaissant. Avec Justine, ce fut évidemment plus compliqué. Elle attendit le soir lorsque nous fûmes seuls dans ma chambre pour m’avertir qu’elle avait tout découvert : elle était dévastée et j’étais complètement désemparé, honteux.
Désormais elle ne me faisait plus confiance, à juste raison. Nous restions quand même ensemble en espérant tous les deux une amélioration de la situation mais malgré mes nombreuses prières, rien ne changea. J’en vins même à me confesser à un prêtre, je ne l’avais pas fait depuis au moins dix ans. Ma gentillesse menait à l’indécision quand les conséquences de chacune des options pouvait blesser d’autres personnes et cette attitude faisait finalement plus de mal qu’un choix franc, même brutal. Heureusement ma famille et mes amis proches se montrèrent bienveillants à mon égard pendant cette épreuve, ce fut l’occasion de découvrir à quel point ils étaient importants pour moi, la base de tout.
Au bout de quelques semaines, la situation avec Justine devint intenable alors que nous vivions encore sous le même toit et que je dormais sur le canapé. Je n’ai plus de souvenirs précis de cette période, ce fut un lent processus où la fin de notre histoire devint peu à peu inéluctable à mes yeux. Je ne sais plus comment j’annonçai ma décision à Justine, sans doute pudiquement pour ne pas dire lâchement. Je me rappelle simplement avoir envoyé le préavis de résiliation du bail de notre appartement, ce fut le premier symbole concret de notre rupture. Puis je prévins les proches, moment délicat mais nécessaire, je n’aimais pas parler de mes sentiments, j’allais être servi… Ceux qui n’étaient pas au courant de mon tiraillement furent très surpris mais aucun ne me jugea, je les en remercie.

Tourner la page en s’engageant pour les Autres

Maintenant j’avais besoin de tourner la page, de prendre l’air. Je me lançai le défi de rejoindre Londres à vélo en partant de Paris. Ce fut un gros effort physique et mental couronné par la satisfaction d’arriver au bout d’une aventure excitante, une grande découverte qui me donna envie de refaire ce type de périple pendant plusieurs années.
Par ailleurs, Justine et moi nous étions engagés sur son initiative dans une association. J’avais participé à quelques sorties lorsque le renouvellement de l’équipe d’animation de notre groupe eut lieu. A ma grande surprise on me demanda de réfléchir à en devenir le responsable. Au début je pensais dire non car j’avais très peu d’expérience dans ce domaine mais ils me rassurèrent en m’expliquant qu’il y avait déjà eu des situations analogues et que cela s’était bien passé. C’était un engagement fort de deux ans avec des sorties régulières le week-end ainsi que des réunions des soirs en semaine et du travail de coordination au quotidien. Je songeais à partir faire un tour du monde pour recommencer à zéro mais je fus sensible à cette proposition, je croyais en la destinée et c’était une opportunité de découvrir un autre univers. Finalement j’acceptai la proposition et je ne serais pas déçu mais comme ce n’est pas le sujet de ce récit je n’en donnerais pas plus de détails.
Donc comme je ne partirais pas en voyage, je décidais de me jeter à corps perdu dans l’engagement pour les autres, peut-être dans l’idée de racheter ma conduite et puis aussi pour combler le vide dans ma vie. Je ne m’étais pas donné à Justine donc je me donnerais aux Autres.
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  #13  
Vieux 13/09/2020, 22h51
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Briser la solitude

Cependant ma vie affective était au point mort, je ne sortais quasiment pas en soirée, la plupart de mes potes étaient casés et j’avais perdu de vue les autres. Ce fut long à me reconstruire un réseau et j’étais de toute façon très occupé.
Finalement, après quelques mois de ce rythme de vie quasi monacal, j’accompagnais des collègues dans un bar latino à Paris lors d’un match de la coupe de monde qui se passait au Brésil. Je remarquais une jolie fille se tenant à l’écart d’un groupe et qui semblait s’ennuyer. Sans doute légèrement grisé par l’alcool et l’ambiance festive, je l’abordai d’un ton désinvolte. Elle apprécia mon initiative donc nous continuâmes la conversation, elle venait du Mexique et elle était en stage à Paris. Nous discutâmes un temps jusqu’au moment où le personnel du bar retira les tables pour faire de la place sur la piste. Le DJ monta le son, j’en profitai pour l’inviter à danser malgré mon peu de connaissance de la salsa. Elle se montra compréhensive et nous commençâmes à nous coller l’un à l’autre. Ses amis nous laissèrent tranquilles, je me sentais léger, le désir montait en moi mais je n’osais pas l’embrasser, faire le pas décisif en prenant le risque d’être rejeté. Le temps passa, elle finit par s’en aller avec ses copines et je n’eus même pas la présence d’esprit de lui demander son numéro. Ce ne fut qu’après, lorsque je me retrouvai seul, que je me rendis compte de ma connerie et je le regretterais pendant longtemps. Au moins cet épisode me servit d’électrochoc, je pris conscience que cette situation ne pouvait plus durer et que j’avais besoin de trouver une copine.

C’est à ce moment-là que mon pote Vincent se fit larguer, je retrouvais donc un compère célibataire motivé pour sortir et faire des rencontres même si j’avais toujours peu d’occasions en raison de mon engagement associatif. On redécouvrit les sorties dans les bars et boîtes de Paris pour draguer comme des novices, un peu déboussolés mais excités par l’inconnu. On se fit recaler de temps en temps à l’entrée, souvent il ne se passa rien avec les filles mais on persévérait.
Finalement je finis par chopper une nana dans un bar dansant près des grands boulevards. Elle fit le premier pas en me posant une question banale et j’embrayai là-dessus en confiance. A nouveau je constatais ma métamorphose en soirée sur la piste de danse avec de la musique et la lumière tamisée : j’étais plus détendu, à la recherche de rencontres. Donc je ne tardai pas à lui proposer de danser ensemble et nos corps se rapprochèrent, je la serrai dans mes bras puis je remontai ma main pour saisir délicatement son coup et l’embrasser langoureusement. Un collègue était présent par hasard avec ses potes, cela me fit une réputation de dragueur bien loin de la réalité à l’époque.

Ensuite on se vit régulièrement avec la nana et je finis par me lancer en l’invitant un soir à dîner chez moi. J’étais pressé de passer à la vitesse supérieure pour exorciser toutes mes frustrations mais j’étais encore loin de la fin de mes peines. Pourtant tout se passait bien, elle avait apprécié ma cuisine, on était passé à l’effeuillage pour le dessert et elle avait l’air très à l’aise contrairement à moi. Je commençai par lui caresser le clitoris afin de me mettre en confiance en lui donnant du plaisir puis je saisis une capote mais elle décida d’abord de me récompenser par une gâterie. C’était la première pipe de ma vie, j’étais surpris et à peine se mit-elle à l’œuvre que je jouis. J’étais très gêné, elle était évidemment surprise mais elle ne le prit pas trop mal. Je décidai de lui faire un cunnilingus en attendant de bander à nouveau mais ça ne revint pas. J’étais à nouveau confronté à mon impuissance et à mon manque de contrôle comme avec Sonia, le problème n’était pas du tout résolu. Vexé et honteux, je m’enfermais dans le silence même si elle se montra très gentille et patiente à mon égard. On continua de se voir après mais elle évita les situations propices au sexe sauf une fois chez elle où, après avoir pris du plaisir avec mes caresses, elle me proposa une nouvelle fellation que je déclinai par pudeur et aussi en redoutant de subir le même échec. Elle me quitta peu de temps après probablement lassée par mon insistance pour coucher ensemble. Retour à la case départ.

Deuxième élément perturbateur : le nouveau Captain

Quelques semaines plus tard, j’allais à Rennes pour un week-end avec des potes de prépa dont le dénommé Captain. On s’était un peu perdu de vue mais j’avais pu observer l’évolution de sa personnalité au gré de nos retrouvailles épisodiques. Le jeune homme que j’avais connu en prépa fondu de sciences pures, très bon pédagogue, doué pour les imitations ironiques de nos professeurs mais un peu réservé avait laissé progressivement place à un jeune homme décontracté, confiant, épanoui et à l’humour communicatif. De par nos rares discussions, j’avais compris qu’il avait éclos suite à son entrée dans la vie active à Paris en devenant un grand dragueur et je voulais mettre à profit ce week-end pour en savoir plus. Il se confia à nous sans ambages, de manière très simple avec quelques formules qui me frappèrent comme « l’important ce n’est pas le pourcentage de réussite mais le nombre de réussites ». C’est-à-dire il ne faut pas se laisser abattre par les échecs mais continuer inlassablement et ça finirait par payer. Il nous racontait ses débuts craintifs et hasardeux puis ses premiers succès et enfin un état de grâce où il multipliait les conquêtes en tout lieu et en toute situation jusqu’à en devenir saturé.

Son discours fit le plus grand effet sur ma conception des relations entre filles et garçons et notamment sur la drague. J’avais jusqu’ici une image très idéaliste de la femme à la fois vertueuse et inaccessible qui était bien mise à mal par la description de ces expériences concrètes. Ainsi il était possible de séduire des nanas en grande quantité en pratiquant la drague inlassablement et la confiance viendrait avec les premières conquêtes. Je ne réalisais pas encore tout ce que cela signifiait et je n’osais pas lui en parler plus en détails de peur de montrer mon ignorance sur le sujet mais j’y réfléchis longtemps après cette rencontre, je sentais qu’il y avait quelque chose à creuser, que ma vision était erronée.

Troisième élément perturbateur : face à la vérité

Quelques mois plus tard intervint un élément déterminant dans ma vie affective lors d’une banale soirée encore avec mes potes de prépa sur Paris. Au hasard de la conversation j’appris que mon amour de l’époque, Sonia, avec qui j’avais eu une histoire passionnée, avait couché avec un sombre type de ma classe quelques mois après notre rupture. Je n’étais pas sûr d’avoir bien entendu mais je n’osais en parler devant tout le monde donc j’attendis la fin de la soirée pour demander la confirmation à un ami qui acquiesça en précisant à la vue de mon regard désespéré que ça n’avait pas duré longtemps.

A ces mots, mon cœur s’arrêta de battre et mon estomac se noua. Le monde idéaliste que j’avais bâti autour de moi s’écroulait, le voile de mon ignorance naïve se déchirait et me laissait entrevoir la réalité brute, sans interprétation possible. C’était un fait indéniable. J’étais déboussolé, je titubais en rentrant chez moi. Je me rendais compte qu’il y avait quelque chose qui clochait en moi, j’étais complètement déconnecté de la réalité car jamais je n’aurais imaginé cela. J’avais idéalisé notre relation avec Sonia à un point où je la croyais unique et exclusive ou du moins mon orgueil ne pouvait concevoir qu’un gars de mes connaissances puisse coucher avec elle. J’avais déjà pris conscience de certaines incohérences de mon système de pensée mais là c’était le coup de tonnerre dans mon esprit obscur. Plus rien ne serait comme avant.

Pendant plusieurs mois l’image de Sonia avec ce type me hanta, je voulais bien ne plus être avec elle mais je ne concevais pas qu’un autre prenne ma place et encore moins un type comme lui. C’était puéril de ma part mais je ne pouvais plus me cacher ces sentiments qui me harcelaient en continue, je n’arrêtais pas d’y penser, j’avais des maux d’estomacs, je ne dormais plus la nuit. Pendant mes longues périodes de solitude j’avais pris l’habitude de me réfugier dans le souvenir de notre histoire avec Sonia et désormais je ne pouvais plus utiliser ce réconfort mental. Ou plutôt cette prison car cette technique de secours m’empêchait d’aller de l’avant. Cette fois-ci je m’obligeais à regarder la vérité en face, je ne voulais plus rien me cacher même si c’était douloureux. La honte et le désespoir me submergèrent mais je continuais de ressasser ces images en les confrontant à celles, naïves et idéalistes, que j’avais imaginé après notre rupture pour me réconforter. Je replongeais dans mon passé avec mes yeux neufs pour comprendre ce qu’il s’était passé et comment j’avais pu en arriver là.

C’était trop dur pour garder cette souffrance pour moi, je décidais donc de l’exprimer à mon pote Vincent lors d’un voyage en Inde. J’étais hanté par cet échec avec Sonia, j’avais tout fait de travers, j’en avais les larmes aux yeux et la gorge étouffée par la honte quand je lui en parlais. Cela me fit du bien de me confier à lui, je me libérais d’un fardeau et il me réconforta. Mes frustrations enfouies depuis longtemps traversaient mon corps et se diluaient dans mes larmes ou s’évaporaient dans mes paroles. Les pensées négatives agissent sur le corps jusqu’à ce que l’on arrive à s’en libérer en les matérialisant par la voix, les pleurs ou les gestes.
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  #14  
Vieux 13/09/2020, 22h53
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Le changement c’est maintenant : les dates

Plus rien ne serait comme avant, je me le jurais, l’orgueil blessé fit place à la rage et me sauva du désespoir. Tout devait changer, il fallait désormais que je pense à ma gueule car j’étais au bord du précipice, c’était une question de survie. J’avais gâché ma jeunesse, j’avais ruiné de nombreuses occasions par ma lâcheté alors que j’avais de bonnes cartes en main : il fallait que ça change.
En rentrant d’Inde je m’inscrits illico sur le site de rencontre Adopte un Mec, je voulais rattraper le temps perdu par tous les moyens quitte à repartir de zéro à 28 ans, comme un puceau. Je me fichais des convenances, des jugements, seul le résultat comptait, mon plaisir était devenu ma priorité.

Je découvris les recherches de profil, les premiers matchs, les discussions pour susciter l’intérêt puis les premiers dates. C’était un nouveau monde où les nombreuses filles de Paris inscrites sur ce site défilaient sous mes yeux par le simple mouvement de mes doigts. Cela avait tendance à développer un esprit de consommateur bien que pour ma part les résultats furent lents. C’était quand même pratique pour s’exercer dans la séduction par la discussion, susciter l’intérêt en peu de phrases car les filles avaient l’embarras du choix et peu de temps disponible.
Je ne fis pas trop la fine bouche pour les débuts et je finis par emballer à pleine langue comme un assoiffé une moche après un premier rendez-vous bien arrosé. Je lui proposai même d’aller chez moi tout excité mais elle refusa. Je passais mes soirées en semaine à draguer sur internet en multipliant les approches et les prises de contact. Peu de temps après, pendant un week-end où j’étais dans un bar avec Vincent, je choppais une nana sur la piste de danse, la confiance revenait.

A la même période, j’entretenais depuis plusieurs mois une relation amicale ambiguë avec une de mes collègues et, dans mon nouvel état d’esprit, je finis par me lancer à la fin d’une soirée entre collègues. Je lui pris la main en quittant le bar et l’embrassai dans la rue. On continua notre histoire pendant plusieurs semaines en discutant beaucoup, cela me fit du bien et je commençais à sortir la tête de l’eau. On fut même tout proche de conclure mais elle préféra en rester là. Puis on reprit nos distances sachant chacun que cette histoire n’avait pas d’avenir et qu’il valait mieux rester amis.
Même si je multipliais les rencontres, j’envisageais encore à ce moment de me poser avec une fille qui me plut mais j’explorais toutes les pistes en parallèle, je ne voulais plus perdre de temps.

Certaines filles me menèrent en bateau dans d’interminables rendez-vous à répétition sans qu’il ne se passe rien. Je fis même cinq dates avec une nana dont deux sorties au théâtre et deux dîners au restaurant qui n’aboutiront à rien, je n’arrivais pas à découvrir ses intentions et je n’osais pas pour le moment exprimer clairement les miennes. Mais au moins je m’entraînais à séduire, j’apprenais ce qui fonctionnait ou pas donc ce n’était pas du temps perdu. Ce qui me paraissait impossible auparavant me semblait désormais accessible.

Introspection

J’avais également beaucoup réfléchi à mes problèmes fréquents d’éjaculation précoce et d’impuissance, je m’étais renseigné sur internet et j’y appris que les causes étaient souvent mentales. Effectivement, je finis par faire le rapprochement avec ma gêne face au plaisir personnel issue à la fois de mon sentiment d’imposture vis-à-vis de l’image que j’avais de la vie de mon père qui avait travaillé dur toute sa vie et aussi d’une interprétation littérale de la morale catholique qui tendait à me sentir coupable d’éprouver du plaisir s’il était avant tout personnel.

L’Eglise d’aujourd’hui ne condamne plus frontalement la sexualité hors du mariage mais sa doctrine n’a pas beaucoup évolué si on l’interroge sur ce sujet. De là apparait une forme d’hypocrisie où les croyants pratiquants respectueux des préceptes qu’on leur enseigne se retrouvent tiraillés entre leurs besoins physiologiques dont la sexualité fait partie et leur fidélité à la morale chrétienne. Cette situation est d’autant plus difficile à gérer dès l’émergence du désir amoureux et sexuel pendant la puberté qui demande des essais pour mieux se connaître afin de pouvoir ensuite trouver la bonne personne. La nécessité de découvrir son corps et sa personnalité est complètement occultée la doctrine catholique. D’après mon expérience personnelle, beaucoup de croyants comme je l’ai été passent outre l’interdit de sexe avant le mariage et utilisent des moyens contraceptifs. Les prêtres n’en parlent pas beaucoup tant que ces comportements restent discrets. Mais il me semble que cette pudeur hypocrite et ce décalage avec la réalité de la nature humaine contribuent à la diminution du nombre de pratiquants alors que certains messages du christianisme, comme par exemple la charité, l’humilité et le pardon mériteraient d’être davantage mis en avant dans notre société.

Ainsi ce sentiment d’imposture vis-à-vis de mon père et cette culpabilité du plaisir personnel combinés à mon tempérament idéaliste avec une tendance à la surinterprétation m’avaient beaucoup desservi. Mais peu importe, désormais le plus important était d’avoir identifié les causes du mal pour pouvoir trouver un remède efficace qui ne pouvait venir, au final, que de moi. J’étais à la fois le problème et la solution, mon ennemi le plus dangereux et mon allié le plus puissant. Bien sûr, j’aurais pu le découvrir plus tôt grâce à de l’aide extérieure mais mieux valait tard que jamais.
Dans la même période, je passais la main dans mon asso ce qui me laissait beaucoup de temps libre que je comptais utiliser pour le sport et la drague.
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Vieux 13/09/2020, 22h54
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La (re)découverte de soi, réflexions sur la nature humaine

Je redécouvrais le sport comme une métaphore de la vie, de notre combat de tous les jours contre nos lâchetés, notre manque de confiance et un moyen de comparaison avec les autres, de confrontation pacifique. Cela permet de travailler la volonté, la persévérance, la gestion de l’échec et de la pression, le contrôle puis le dépassement de soi qui sont toutes des compétences très utiles pour la drague. L’escalade fut notamment pour moi un bon exercice pour les développer. On commence au pied du mur et il faut grimper tout en haut sans lâcher, en restant concentré sur ses gestes, dosant ses efforts, utilisant son instinct et domptant la peur du vide jusqu’au bout. Réessayer tant que l’on échoue et même après avoir réussi il faut recommencer du point de départ.
J’en profitais aussi pour mater les filles à la silhouette sportive avec un nouveau regard d’envie presque non dissimulée, j’assumais mon instinct animal, je m’imaginais les prendre et les faire jouir mais ce n’était pas encore le moment.

Je réfléchissais beaucoup également à la nature humaine, je me rendais compte que nous n’étions pas aussi libres que je le pensais avec cette idée serinée pendant toute la scolarité que l’on pouvait tout faire tant que l’on s’en donnait les moyens. Ce n’était pas vrai et cette croyance pouvait conduire à beaucoup de frustrations jusqu’au fatalisme suite à des échecs répétés dans une situation sans issue. Je pris conscience qu’une partie de mes traits de caractère étaient innés et que je pouvais difficilement les modifier. C’est ce qui fait également tout l’intérêt de l’humanité avec des individus différents sinon cela voudrait dire que nous pourrions tous devenir identiques dans nos humeurs, nos faiblesses et nos forces.
Bien entendu il y a également le cadre social et familial qui a une forte influence pour favoriser les succès d’un côté ou les rendre plus difficiles de l’autre et il tient donc de créer les conditions suffisantes pour que chacun puisse développer au mieux ses compétences.
Paradoxalement, cette découverte de notre liberté encadrée par des lois de la nature me rendis plus libre car je me délestais du poids de la culpabilité, n’étant pas responsable de ce que j’étais. Par contre j’étais responsable de ce que je faisais. Jugeons les actes plutôt que les personnalités.

Donc mieux vaut découvrir le plus rapidement possible ce que nous sommes en ayant un regard lucide sur le résultat de nos actions, sur les sentiments que nous éprouvons et sur l’avis des personnes qui nous entourent. Bien sûr il faut persévérer et multiplier les expériences avant d’en tirer des conclusions afin de distinguer les objectifs irréalistes de ceux que l’on peut atteindre après des efforts. Il y a un risque de se tromper mais c’est toujours mieux que de rester dans l’illusion que tout est possible et s’obstiner dans l’échec avec parfois la bonne intention de faire plaisir aux autres. Ce slogan trompeur culpabilise les perdants ou engendre des biais injustes pour les plus méritants en essayant de maintenir à tout prix un idéal irréaliste d’égalité.
Le culte du choix d’orientation libre se heurte à la dure réalité de la nature humaine, à son animalité instinctive et innée. Evidemment il faut la raisonner mais pas la museler. Le désir sexuel, l’ambition, l’égoïsme, la joie, l’amitié et, pour un homme, la virilité font partie selon moi de cet instinct animal qui surgit en nous et dont nous devons admettre l’existence avec lucidité, en peser les avantages et inconvénients avec notre raison en se basant sur l’expérience, parfois y céder et d’autres fois le contenir tel un équilibriste.

Il est important de prendre conscience de ce qui est au fond de nous, de s’écouter, même si les risques sont de succomber à l’individualisme et à l’égoïsme. Il faut parfois en passer par là surtout quand on déprime et que l’on perd confiance. Revenir à soi, penser d’abord à son bien-être et moins compter sur les autres. Devenir acteur de sa vie, avoir un regard lucide sur la réalité quitte à briser certains idéaux comme pour moi l’avaient été le catholicisme et ma vision policée des relations entre les hommes et les femmes. Il ne faut pas subir mais être le plus possible en position d’assumer ses choix de vie ou bien même ses non choix, c’est-à-dire ce que nous ne pouvons pas changer comme par exemple nos défauts physiques ou de caractère. Évidement il faut réduire au minimum les effets négatifs de ses défauts et développer au maximum ses qualités mais parfois il est plus bénéfique d’avoir le courage d’accepter ce que l’on ne peut pas changer plutôt que d’essayer inlassablement en échouant et en se lamentant toute sa vie.

Par exemple, longtemps j’ai eu un complexe sur la taille de mon pénis d’après ce que je lisais sur les forums internet ou bien en comparant furtivement dans les douches collectives. J’étais également très préoccupé par mon éjaculation précoce et ma difficulté parfois à bander. Pour les deux derniers défauts j’ai pu les corriger après une introspection mais pour le premier il a bien fallu finir par l’accepter tout en donnant le meilleur de ce que j’avais et vous pourrez constater prochainement dans ce récit que cela ne me poserait finalement pas de problèmes pour donner du plaisir aux filles et que même elles en redemanderaient ! Donc pas de fatalisme négatif mais une lucidité combative.
Voilà qu’elle était devenue ma philosophie de vie à ce moment, je reprenais confiance en moi, j’étais plus à l’aise avec mon corps. Même si je n’avais pas encore la preuve concrète de pouvoir séduire et satisfaire une fille, désormais, à bientôt 29 ans, je n’en doutais plus.
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Vieux 13/09/2020, 23h49
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Tu devrais demander à un modérateur de déplacer ce sujet dans la section journal.
Peu de monde fréquente la section livres/revues.
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Vieux 16/09/2020, 22h29
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Merci Ohyeah pour le conseil, je verrai si je peux le déplacer mais en attendant est-ce que tu aurais des commentaires sur le fond ou la forme?
Voici la suite!
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Vieux 16/09/2020, 22h31
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CHAPITRE 3 : NAGE LIBRE AVEC LES SIRENES

« J'ai besoin de vivre
De vivre devant moi
Ceux qui m'aiment me suivent
Je sais, toi, tu restes là
J'ai besoin d'aimer
Je ne sais rien faire d'autre
J'ai besoin d'aimer et c'est pas ta faute
C'est ma faute à toi»
La rue Ketanou, Ma faute à toi

Nouveau départ

Ma nouvelle vie commença au Café Chéri dans mon quartier, près de Belleville. J’y étais avec mon pote Thibault que j’avais rencontré des années auparavant en Suède pendant mes études Erasmus et avec qui j’avais repris contact récemment. J’étais en train de fumer une clope en terrasse lorsqu’une nana me demanda du feu. Elle avait un nez fin et droit très mignon, un joli visage et un petit accent qui me permit de trouver facilement une accroche.
J’ouvre une petite parenthèse polémique qui se vérifiera plusieurs fois dans mes prochaines expériences : oui le tabac tue mais il donne aussi des opportunités de conclure…

Donc on commença à discuter de nos vies : Alexa suivait des études de psychologie en France après avoir été informaticienne en Grèce, son pays d’origine. Une fois sa clope terminée, elle rejoignit ses copines à l’intérieur et je la retrouvai plus tard sur la piste de danse, mon lieu de prédilection. Le DJ était bon, la musique entrainante, la lumière rouge tamisée et la densité de population facilitaient le rapprochement des corps, les premiers touchers. On finit par se coller l’un à l’autre en dansant puis je la saisis par la hanche et l’embrassai goulûment sur le tube « Night Call » du film Drive. Je l’emballais tout en la serrant fort contre moi puis je la plaquais contre le mur, ça devenait de plus en plus sensuel, le désir montait en moi et je sentais qu’elle appréciait, elle se donnait pleinement.

A la fermeture du bar nous fîmes une petite balade dans le quartier près du canal Saint Martin puis je lui proposai de venir chez moi. C’était le bordel dans mon studio, je revenais du sport et j’avais tout juste étendu ma lessive donc mes affaires humides trainaient partout. Qu’à cela ne tienne, nous étions trop excités pour y prêter attention et on se déshabilla sur le canapé tout en se caressant mutuellement. Je bandais et je n’avais pas peur cette fois-ci d’échouer, je ne pensais qu’à mon désir de la prendre, de jouir et faire jouir. Je la pris dans tous les sens, elle exprimait son plaisir par des petits cris aigus avec sa voix féminine qui décuplait mon désir. On fit l’amour toute la nuit, j’étais tellement excité que je n’arrivai même pas à éjaculer mais je préférais ça à la précocité.
Le premier acte était posé, plus rien ne serait comme avant.

Après cette nuit torride on se retrouva régulièrement, Alexa habitait à deux pas de chez moi, elle était jolie, cultivée, merveilleuse cuisinière, douce et affectueuse : je nageais en pleine félicité. Je découvris avec elle les joies du sexe trop longtemps attendues : les massages, la douche, la branlette mutuelle, la pipe… Tout se faisait simplement dans une grande complicité et chacun était satisfait. Je commençais à la présenter fièrement à mes amis, on partait ensembe en week-end, je « profitais de la vie » (expression française qu’elle détestait car trop matérialiste à son goût) sans réfléchir à la nature de notre relation.

Voyage et débats

Puis je partis en vacances au Japon pendant deux semaines pour le mariage d’un pote de prépa, j’y retrouvais notamment Captain qui était désormais en couple depuis plus d’un an. Nous partagions ensemble le goût du débat et un vif intérêt pour la politique, l’histoire et les problématiques de fond en tout genre. Il était beaucoup plus avancé que moi sur certains thèmes, notamment l’économie et sur la vision globale de la société et nous aurions des discussions passionnantes pendant toutes les vacances. J’apprendrais beaucoup à ses côtés, il ferait évoluer mon avis sur de nombreux sujets comme auparavant sur la drague dont nous reparlions également mêlant les sujets sérieux et plus légers. Il en connaissait un rayon mais il gardait toujours un ton amical et pédagogue pour partager son savoir, sans prétention.

Ce fut aussi l’occasion de revoir le sombre type qui s’était tapé Sonia après moi. J’appréhendais notre rencontre car la douleur était encore vive, la cicatrice ne s’était pas complètement refermée. Un an après mon tremblement de terre émotionnel dont il était indirectement à l’origine, je me retrouvais face à lui. Je savais que mon jugement était biaisé, que j’en aurais fait probablement tout autant à sa place mais les sentiments de colère et de douleur étaient trop forts pour les faire taire. J’arrivais à me contenir lorsque nous nous revîmes mais je me confiais ensuite un soir à Captain avec des sanglots dans la voix, cela m’aida à tourner la page. Le pouvoir d’exorcisation de la douleur par la parole est puissant.

Ce voyage me permit également de réfléchir à ma relation avec Alexa et j’en tirais peu à peu la conclusion que je ne souhaitais pas me poser avec une fille, je voulais avoir d’autres expériences sans engagement. Ce fut difficile de le lui expliquer à mon retour d’autant plus que mon comportement laissait entendre tout le contraire donc elle fut très déçue et me le reprocha amèrement à juste titre. Je le regrette tout en plaidant l’inexpérience.
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Vieux 16/09/2020, 22h33
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Retour à la drague

J’étais désormais libre et je comptais bien faire feu de tout bois. Je me réinscrivis donc sur les sites de rencontre pour me lancer à corps perdu dans les dates. On me proposa en parallèle une nouvelle responsabilité pour aider à l’organisation d’une grande fête de mon asso, j’acceptai car c’était une mission différente et sur une durée plus courte. Dans la même période, je commençais à avoir de nombreux déplacements à l’étranger pour mon boulot. Tant pis, je me battrais sur tous les fronts !
En m’organisant bien grâce notamment à la flexibilité offerte par les sites de rencontres j’arrivais à faire des dates régulièrement. Au bout d’un mois j’étais sur une bonne piste : une jolie nana plus âgée de quelques années se montra curieuse à mon égard lorsque je lui déclarai franchement qu’à la lecture de son descriptif de profil j’étais au regret de ne pouvoir répondre à ses attentes de stabilité étant donné que je ne cherchais rien de sérieux bien qu’elle me plût. Je m’attendais à ce que l’on en reste là mais elle me relança en me posant des questions sur mes raisons et de là nous commençâmes à avoir une discussion plus approfondie. Je tentais donc quand même de la séduire et on se fixa finalement un rendez-vous. Elle me plaisait, je sentais que c’était réciproque mais elle repoussait doucement mes avances en regrettant mon refus de m’engager, elle avait besoin de réfléchir.

Quelques jours plus tard, je profitais d’une sortie à la boîte du Memphis, sur les grands boulevards, avec mon pote Vincent et des amis à lui pour lui proposer de nous rejoindre sachant qu’elle adorait cet endroit. Elle arriva dans une robe sexy et je sentis la pression montée surtout lorsque les potes de Vincent commencèrent à faire jouer la concurrence et qu’elle ne se priva pas pour faire monter les enchères.
Je ne m’attendais pas à cette situation et j’étais mal à l’aise, elle alternait les danses avec moi puis elle se jetait dans les bras d’inconnus en me rétorquant que de toute façon je ne cherchais rien de sérieux. J’étais désemparé, je la suivais en jappant comme un petit chien, ça faisait de la peine à voir. Un mec vint me voir tout étonné de mon attitude en me disant qu’il était ultra dominateur et qu’il ne laisserait jamais sa copine lui faire ça. Je lui répondis qu’elle n’était pas ma copine mais je n’étais pas très convaincu moi-même par mon argument… Au bout d’un long moment de cette humiliation à petit feu je finis par perdre patience et m’en allai sans adieux. La fureur me saisissait enfin et je me défoulais en lui envoyant un texto rageur.

A ma surprise elle répondit d’un ton doux et affectueux en se confiant à moi et je lui pardonnai rapidement. Je n’avais qu’une envie, c’était de la revoir et ce fut dès le lendemain. Elle m’invita chez elle soi-disant pour boire un verre et discuter mais j’avais d’autres intentions qui étaient probablement partagées mutuellement. Je pris mon temps sachant qu’il n’y avait pas de trouble-fête cette fois-ci, on discuta tranquillement, on dîna puis je m’approchai d’elle doucement en la caressant et en lui faisant de tendres baisers. Elle se laissa faire et nous allâmes au lit. J’éjaculai rapidement la première fois, sans doute à cause de ce trop plein d’émotions, mais je me rattraperais plus tard dans la nuit en la prenant en levrette car j’avais déduit qu’elle appréciait cette position de par ses gestes précédents. Cette fois-ci je tenais le bon bout, je la pris fermement tandis qu’elle se caressait le clito puis elle échappa un râle bruyant de jouissance. Là je me sentis vraiment être un homme.

Le deuxième acte était posé, plus rien ne serait comme avant.
Je rentrai chez moi le lendemain fier et apaisé. Ensuite je continuais sur ma lancée en tchatchant avec d’autres nanas sur le net et j’accrochais avec une russe en lui baragouinant quelques mots de sa langue natale que j’avais retenu du lycée. Cela fit son effet, on se donna rendez-vous dans la semaine. Le contact passa bien, on dîna puis je la raccompagnai à pied chez elle, nos corps se frôlèrent et elle ne s’écarta pas donc je m’enhardis en laissant trainer ma main sur son bras puis son sur épaule au fil de la discussion. Arrivés devant chez elle, je l’embrassai langoureusement, elle se laissa faire puis j’enfonçai ma langue plus profondément en la serrant fort contre moi et en la plaquant contre le mur. Elle finit par reprendre ses esprits et mettre fin à mon ardeur en me faisant remarquer que des gens nous regardaient dans la rue. On se quitta mais ça n’était que partie remise pour le week-end. Alors qu’elle s’apprêtait à rentrer chez elle à la fin de notre deuxième date je lui refis le coup du long baiser langoureux et elle succomba au désir en me proposant d’aller chez moi. Cela tombait bien j’habitais juste à côté. On hâta le pas, j’étais très excité, sans doute un peu trop car l’accouplement dura peu de temps. Je la ramenai ensuite en moto chez elle car elle bossait tôt le lendemain. On se revit une autre fois mais ça n’irait pas plus loin.

Puis je partis quelques jours à l’étranger pour le boulot mais heureusement les sites de rencontre me permettaient de continuer la drague à distance et j’accrochais bien cette fois-ci avec une sympathique allemande. On convint de se retrouver lors du bal des pompiers la veille du 14 juillet avec nos amis.

Les sites de rencontre et leur psychologie

Au fil du temps avec ma pratique assidue des sites de rencontre, je commençais à mieux comprendre la psychologie féminine en discutant avec elles et en lisant leurs profils. D’ailleurs je modifiais progressivement le mien en faisant attention à retirer les marques d’indécision, de manque de confiance, d’auto dénigrement gentillet en vue d’attirer la pitié mais qui donnaient rarement des résultats quand il s’agissait de mettre une fille dans son lit. J’optais pour un texte sobre mais direct, franc et ironique. Mieux vaut assumer ses goûts en les mettant en valeur même s’ils sont marginaux ou démodés plutôt que d’essayer de suivre les tendances. Les filles préfèrent généralement l’original à la copie. L’apparence physique est importante également : l’expression corporelle et le choix des vêtements donnent des indices sur notre personnalité donc il faut soigner son image notamment sur les photos de profil. L’habit ne fait pas toujours le moine mais il donne quand même une idée de la personnalité (original, radin, affirmé, neutre). Tout comme pour le descriptif, il est préférable de ne pas se travestir en quelqu’un d’autre mais montrer le meilleur de soi.

Une phrase sur un site qui donnait des conseils de nana pour les mecs m’avait plu, c’était : « les mecs, faite vous plaisir et cela nous donnera également du plaisir à nous les filles ». Bien entendu il ne faut pas le voir comme un appel au plaisir égoïste mais plutôt comme une incitation à réaliser ses envies et notre épanouissement rejaillirait sur notre copine plutôt que de l’emmerder avec nos névroses (cela revenait d’ailleurs souvent sur les profils de nana qui en avaient marre des mecs dépressifs qui n’arrivaient pas à oublier leur ex).
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Vieux 16/09/2020, 22h33
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La bande des dragueurs

En parallèle, j’eus la chance de trouver à cette époque un nouveau groupe de potes célibataires et motivés pour sortir à Paris dont Vincent faisait partie depuis le début puis Thibault nous rejoignit et nous présenta rapidement Christophe qu’il avait rencontré à l’UCPA. Christophe était un brise-glace en matière d’approches. Je le découvris à une soirée dans un bar, il ne tenait pas en place, virevoltant d’une fille à l’autre avec un naturel déconcertant. Je l’observais d’un regard amusé et admiratif, il n’hésitait pas à aller au front, que la nana soit seule ou en groupe et quel que soit le lieu. Il était notamment un adepte de la drague de rue, pratique dans laquelle je n’étais pas très à l’aise, privilégiant pour ma part des endroits plus classiques comme le bar et la piste de danse. Souvent dans les futures soirées il nous donnerait du courage et de la motivation en y allant le premier.
Cette bande, je l’avais longtemps espéré pendant ma période de solitude extrême après ma rupture avec Justine donc à présent je savais pleinement apprécier cette situation en y voyant tous les bienfaits. Tout d’abord d’un point de vue purement matérialiste et égoïste : c’était augmenter les possibilités de sortir draguer avec moins de risque que personne ne soit disponible.

Ensuite, et c’était le plus important, sur le côté humain, nous nous racontions nos histoires, les échecs et les réussites toujours sur le ton de la plaisanterie. Nous nous donnions des conseils mais sans imposer notre vision, chacun avait sa technique. Il régnait une émulation positive pour se surpasser dans la drague, on s’encourageait. Il pouvait arriver parfois que nous ayons des vues sur la même fille, dans ce cas on s’était fixé la règle d’avoir une exclusivité chacun par soirée mais finalement nous ne l’utilisions pas souvent car Paris regorgeait de jolies filles célibataires.

En roue libre

Donc retour au bal des pompiers du 14 juillet. On se retrouva avec la bande dans la caserne et aussitôt mon pote Christophe se mit à aborder toutes les jolies nanas comme à son habitude et sans peur du rejet. Il s’exerça si bien qu’il en vint même à draguer de manière fortuite l’allemande avec qui j’avais rendez-vous !
On commença la discussion et le courant passa bien entre nous sauf que ma libido était débridée donc lorsqu’elle s’absenta pour aller aux toilettes avec ses copines et qu’une nana commença à me chauffer sur la piste, mon sang ne fit qu’un tour et je l’emballai sans hésitation. Evidemment je me fis griller par l’allemande et ses copines. Je revins m’excuser piteusement, elle ne m’engueula pas mais elle me repoussa logiquement. Sans trop de remords je retournai voir mon allumeuse, on resta un moment sur la piste le temps pour elle de me faire deux énormes suçons dans le cou que j’aurais bien du mal à cacher au boulot. Plus tard dans la soirée je l’invitai à venir chez moi mais elle fit la folle et ça commença à m’agacer donc je laissai tomber.

Pour autant je ne m’avouais pas vaincu, pendant la soirée j’avais échangé des messages avec la nana du Memphis et je lui demandais si je pouvais la rejoindre. Elle me proposa de la récupérer en moto pour la ramener chez elle, c’était dans la poche. Elle me précisa quand même que l’on ne coucherait pas ensemble mais je savais que ce genre de promesse n’était pas forcément définitive. On s’endormit finalement sagement puis au réveil des sens le matin elle finit par succomber à mes caresses. Je la doigtais dans sa position préférée, elle jouit puis je la pénétrais longuement et elle jouit de nouveau. La journée commençait bien !

Malheureusement mon épanouissement affectif et sexuel n’était pas en phase avec l’histoire de notre douce France qui connut à l’époque de terribles attentats à intervalle régulier comme celui qui eut lieu à Nice le lendemain du 14 juillet et dont j’appris la nouvelle en rentrant d’une nouvelle soirée. J’étais à chaque fois ébranlé par ces massacres d’innocents et j’éprouvais une grande tristesse pour leurs proches ayant moi-même connu personnellement des victimes des attaques à Paris mais je reconnais que je n’en continuais pas moins de vivre ma vie de mon côté.
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