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  #1  
Vieux 24/12/2025, 14h04
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Par défaut Changer d’entreprise : peur rationnelle ou fuite en avant

Holà,

Actuellement un peu perdu j’aimerai recueillir vos avis sur le sujet, qui, dans mon cas doit trouver racine plus profondément que sur le simple aspect pro.

Pour faire simple, 30 ans depuis un mois. Ni femme ni enfant, juste propriétaire d’une maison, financièrement tout est ok de mon côté.
C’est la seule chose qui marche à peu prêt car depuis 2019 ma vie c’est la débandade (j’ai reçu une greffe du cœur, mes parents sont morts, rupture total avec mon meilleur ami, dépression puis addiction puis re dépression)

Je suis dans la même entreprise depuis mon alternance, entreprise qui m’a payé mes études dans une grande université privé.
Je suis dans le domaine de la finance et plus globalement des banques.
La dite entreprise m’emploie depuis 2019.
Je n’ai à ce jour aucune perspective d’évolution, le salaire reste correct mais en dessous de ce que pourrait m’offrir d’autres entreprises du secteur.
J’ai 42 mn de route pour allez bosser.
Chronologiquement :

-Au mois de mai et juin la situation dégénère avec une collègue, pas de solutions possibles au premier abord, n’y voyant plus aucun avantages et vivant mal la situation.
Je revends en quelques semaines mes biens matériels coûteux (Audi, dernier MacBook..) me rattachant à mon statut et me prépare à quitter l’entreprise si nécessaire. Faisant un rejet complet de mon travail, j’estimais que comme « il s’agissait d’un boulot de merde, j’irai travailler avec une voiture à 3000 balle »

Je transmets mon CV à un ami qui me pousse dans une banque de renommée.
-Au mois d’août je parviens à obtenir un 80% thérapeutique. Grosso modo je travaille un jour de moins dans la semaine mais suit payé quasiment à 100%
-En septembre nous arrivons à apaiser la situation et au fils des moyens tout change sur place, j’arrive à retrouver un véritable plaisir à me rendre sur le site. Le comportement de mon manager change également : probablement la crainte des syndicats vis à vis de mon état médical.

Je suis rappelé au mois de novembre par la banque où j’avais postulée alors que j’avais complètement oublié cette démarche.
Je passe un premier entretien, un deuxième, puis un troisième.

Les deux premiers se passent extrement bien.
Le troisième entretien est réalisé avec mon futur N+1 en vu de la proposition qui m’est réalisé.
Concrètement ce que j’y gagne :
-une augmentation de salaire de l’ordre de 400e net par mois
-un établissement haut de gamme et mieux réputée
- je passe de 42 mn à 27 mn de route

Ce que j’y perds :
-mon 80%
-la serinite et l’équilibre mental qui étaient revenus depuis 3/4 mois.

Mon troisième entretien s’est mal passé de mon côté, j’ai fais face a un manager vraiment à l’ancienne, qui « cherche un poids lourd pour rentrer dans un train déjà en marche » dès les premières secondes de l’entretien il m’indique « ne pas tourner autour du pot, qu’ils ont un besoin immédiat et veulent savoir quand puis je démarrer »
Il constate également que je suis artiste, et s’étonne, disant que le côté créatif n’était pas compatibles avec une carrière de banquier, il me demande de développement énormément cet aspect là
L’entretien fut globalement plutôt vertical, à la recherche d’incohérence notable dans mes propos plutôt qu’un véritable échange.

Il me valide et je reçois l’appel hier pour le 4ieme entretien (oui le procès est lourd)

Je suis à ce titre partagé, j’avais retrouvé à l’instant T un peu d’équilibre et ce choix viens remettre en question l’ensemble.

J’ai une opportunité financière très intéressante, mais ne devrais je pas d’abord stabiliser ma vie perso avant d’engager ce combat ?
Je ne ressens pas d’excitation à l’idée de partir, pire encore j’ai même l’impression de « traîner des pieds » mais je garde en tête aussi que ma situation actuelle, mon équipe ect, est temporaire.

À savoir que je sais, que je ne suis pas carriériste, ma priorité actuelle n’étant que la musculation et la musique, je pense que c’est peut être lié à mon âge et mon sens des propriétés qui s’inversera avec le temps.
Également, j’ai de très grosses rentrés d’argent à percevoir dans les prochaines années. Ce qui m’inflige une espèce de paresse financière

Quel est votre avis ?
Merci par avance.
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  #2  
Vieux 24/12/2025, 17h46
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Perso, j'écouterai le feeling que tu as eu avec ton potentiel futur N+1. C'est le gars avec qui tu vas traiter directement, je ne négocierai pas du tout sur le fait qu'il doit te faire une bonne impression. Pour moi, l santé mentale passe avant tout.

Par contre, continue de chercher à côté si vraiment tu te sens bloqué dans ton job et que tu veux changer.

Mais comme avec les meufs, ne saute pas sur la première entreprise qui te donne des signes d'intérêt juste parce que ça te tombe dessus et que t'as la flemme de vraiment chercher.

Et force à toi pour tout ce que tu as vécu depuis 2019.
__________________
"Until you learn to trust your own actions and learn to pursue women with your own unique style and personality, you have learned absolutely nothing"
Mark Manson
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  #3  
Vieux 24/12/2025, 21h05
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Merci pour ce premier retour!

Attention, il s’agissait du seul groupe où j’ai postulé car c’est le seul qui m’intéressait, c’est vraiment l’un des meilleurs possibles.
Si je dois bouger même dans les années qui arrivent ce sera chez eux, c’est aussi pour cela que si je dois refuser je ne veux pas me griller.

Je suis paralysé par le fait de devoir faire un choix.
J’ai un pote policier qui a jonglé de Lille à Paris, et de Paris à Grenoble en quelques mois et sans difficultés, d’autres connaissances ont tout lâchés pour partir dans le sud et t’as moi, rongé par mon confort et la peur.
Au troisième entretien je me sentais déjà mal à l’aise, je ne me sentais pas chez moi dans les locaux.

À noter aussi que j’ai passé en février le concours de haut fonctionnaire pour la banque de France, concours de catégorie À qui m’aurait imposé un changement de région.
J’ai réussi la première épreuve et été convoqué à Paris pour la deuxième, j’ai commencé à stresser, car je savais que jamais je ne quitterai ma région.
Je me suis auto saboté au deuxième examen.

Je suis un peu chelou sur ça
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  #4  
Vieux 25/12/2025, 19h01
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Salut mec
Je n'ai pas vraiment de conseil à te donner sur tes choix de carrière proprement dit
En revanche ce qui m'interpelle c'est ta situation d'orphelin, pourrais tu en dire un peu plus sur comment tu as géré ça, est-ce que tu as consulté (longtemps), est-ce que tu as skippé et fait ta vie en attendant juste que ça se tasse etc
Quand tu évoques tes addictions et dépressions, c'était il y a longtemps ? Cela a duré longtemps ?

C'est une étape importante et cela peut avoir de grosses répercussions sur tous les domaines de ta vie (encore plus si pas respectée), voire par exemple, t'empêcher justement d'y voir clair sur tes choix de vie (dont ta carrière)
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  #5  
Vieux 25/12/2025, 21h39
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Salut Notrade,
Ma réflexion commence petit à petit faire le bout de son chemin, j’ai souvent actionné les leviers par instinct de survie depuis que je suis jeune, toujours sans regrets.
Ce qui était un peu le cas lorsque j’ai postulé au mois de juillet, aujourd’hui l’alerte étant passé, je n’ai plus d’énergie pour ce changement.

Et mis bout à bout, je vais devoir repartir sur une période d’essais de 6 mois, dans un environnement qui ne me plaît pas au prime abord, m’assoir sur mon 80%, donner 50% de plus ce que je donne déjà pour convaincre à nouveau, tout ça pour faire le même métier et prendre 10% de salaire en plus, je ne suis pas certain que le jeu en fasse la chandelle.

Pour répondre à ta question et en toute transparence.

En 2022, je suis installé dans mon logement que j’ai acheté un an en arrière, il m’aura fallu de long et très long mois avant de me sentir chez moi, parfois en étant très mal.
Un jour d’avril je (re)découvre le tramadol, médicament que j’avais eu sans soucis lors de ma greffe cardiaque. La sensation est incroyable. J’en prends de temps en temps le week end pour m’évader, tout en continuant le sport intensément à côté.
J’ai glissé très lentement au file des mois. C’est vers septembre que je commence à avoir besoin de la molécule pour travailler. Je décide également de prendre une première PSY à ce moment là.
En étant dans le déni sur mon addiction en train de naître sérieusement.
Je commence à adorer être seul, je fais ma journée de boulot, je rentre je me met en vocal avec les potes et j’enquille mon tramadol chaque jour. C’est ma boucle.
Je tolère même mal la présence féminine chez moi car je suis irritable.
En décembre 2022 ma mère meurt à l’hôpital d’une occlusion intestinale dans le cadre d’une cirrhose massive.
L’hôpital ne met pas au courant, j’apprends le décès de ma mère 12 jours plus tard et dois batailler pour trouver le lieu de son enterrement (toujours sans que personne ne soit au courant,’elle sera mise en fosse commune)

Avril 2023 le contrecoups arrive, ma dépression se renforce, modulée par les effets secondaires des opioides. Je reste cependant parfaitement fonctionnel.
Ma consommation est quotidienne mais mon pallier en dosage et atteint et ne bougera plus, j’ai des effets secondes mais ma vie n’est jamais en jeu même de loin.

2024 pareil, sauf que là j’ai du mal a m’approvisionner, et je n’ai pas envie de frauder la sécurité sociale et mon médecin.
Je passe un cap et arrive à me faire fournir par un laboratoire illégal en Hollande du tramadol de synthèse, 2 à 3 x plus puissant que le cachet original.

Fin 2024, j’ai le déclic vis à vis de ma pratique sportive et du pédalage à vide (à savoir l’investissement physique pour des résultats faibles, et les effets secondaires ingérables dès que j’ai un manque)
À la vue de ma prise de sang et de mes taux de testo, je me dis qu’il va falloir trouver une solution.
Je change de psy en décembre 2024.
Mars 2025, j’arrête totalement le tramadol et les produits de synthèse après une opération de chirurgie esthétique.
Je switch sur de la codéine faiblement dosé.

Septembre 2025, en vacances au Portugal, je continue à baisser les doses.
Je découvre également une plante proche de ce médicament qui m’aide à couper la consommation.

Actuellement je suis sur des dosages thérapeutiques (en général 1,5-2 cachets par jour) avec parfois des espaces de 36 heures sans prises.

Je suis fier du chemin parcouru et ne veux plus jamais vivre ce que je me suis infligé au préalable

Dernière modification par Roldacross ; 25/12/2025 à 21h47
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  #6  
Vieux 02/01/2026, 21h19
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Salut roldacross, excuse moi pour le retard de réponse
Je n'ai aucune expérience sur les médicaments en général et encore moins ceux que tu cites
Ton psy t'aidait pour autre chose que pour te prescrire des médicaments ?
Vous avez parlé de comment tu te sentais vis-à-vis de ton statut d'orphelin (ce que tu as quasiment skippé dans ta réponse, c'est voulu ?)
Ton père est parti en quelle année ?

Je ne sais pas jusqu'à quel point les médicaments sont indispensables pour toi du fait de ton handicap,
Mais de loin en lisant tes dépressions grandissantes j'ai l'impression de voir une fuite en avant à la recherche de médicaments ou de substances toujours plus efficaces pour anesthésier ton mal-être

L'autre détail aussi c'est quand tu évoques une chirurgie esthétique, tu fais ce que tu veux mais j'ai souvenir d'une photo de toi et tu en as objectivement tout sauf besoin
J'ai du mal à croire qu'il n'y ait pas un mal profond non résolu qui t'amène à prendre ce genre de décisions

La question de là où je suis c'est à quel point le deuil de tes parents influence ces décisions tu penses ? (Je te dis ça parce que j'expérimente la même chose depuis plus d'un an)

Bonne année quand même gros courage
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  #7  
Vieux 02/01/2026, 22h31
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Salut Notrade !
Tout d’abord meilleur vœux à toi et à la communauté.

Le psy n’a pas la possibilité d’établir d’ordonnance (sauf psychiatre mais il s’agit ici de psychologue)
C’est mon médecin traitant qui me prescrivait, et parfois d’autres voix d’approvisionnement moins légal.
C’est aussi ce stress logistique et les effets secondaires du manque qui m’ont fait prendre conscience du mal que je faisais.
ces médicaments sont des dérivés morphiniques, j’étais totalement fonctionnel (travail, sport..) mais je faisais du sur place. Pendant deux ans je n’ai fais que maintenir difficilement le bateau à flow, sans progresser nul part.

C’est aussi ma prise de sang et la baisse de mon taux de testostérone qui m’a motivé à outrepasser tout ça, mettant une énergie quasi militaire dans la musculation à raison de 4 séances semaines, je n’ai plus accepté de pédaler à vide.

Mon père est parti fin 2021.
Lorsque ma mère est décédée j’ai d’abord éprouvé une forme de soulagement, résultat de toute cette décennie de souffrance lié à son alcoolisme, le contrecoup est arrivé plus tard, vers avril 2023.
Prenant conscience que la mort d’un parent est pour l’infini, même si cela semble un raisonnement basique, j’ai réalisé que je ne reverrai JAMAIS ma mère.
Pas dans 5 ans, pas dans 10 ans, pas dans 15 ans, mais jamais.

Il y a une construction sociale importante autour de la famille, pour laquelle chaque individu revient même inconsciemment, et qui agit sur le processus de décision.
Le cocon familiale, qu’il s’agisse des parents, de la conjointe, des frères ou sœur agit comme un matelas fasse au décision à prendre, comme un amortisseur face aux épreuves.
Même si l’individu a la sensation de prendre ses décisions totalement seul, il y a toujours une intervention même minime de cette dynamique collective.
C’est peut être aujourd’hui ce qu’il me manque à ce stade.

Avec la psy on évoque biensur cela, mais ce sont des thématiques qui prennent du temps, la réflexion avance d’elle même de mon côté mais il faut parfois des mois pour mettre des mots sur des choses.
Après il n’y a pas d’autre choix que d’avancer, on en revient à l’instinct de survie!


A titre d’info : après longues réflexion j’ai refusé l’offre en question car
-je devais reprendre à 100% pour 8% d’augmentation en plus
-donner 50% de plus pour faire le même métier, avec une période
D’essai de 3 mois
-avec un chef qui ne correspond pas à la vision des choses que je recherche et qui ne m’a pas donné l’envie de prendre ce risque.

Un vrai soulagement une fois que j’ai décliné la promesse d’embauche !

Dernière modification par Roldacross ; 02/01/2026 à 22h40
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