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Vieux 19/11/2023, 14h52
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L'article dit que si instinctif : pas besoin d'apprentissage, notre corps va se mouvoir automatiquement vers l'objectif désiré en exécutant la bonne action sans besoin d'éducation = boire, bouffer, respirer, chier
ex : le bébé qui veut téter le sein de maman, pas besoin de tuto de 200 pages pour qu'il se mette en action et commence à faire des mouvements de succion avec sa bouche

le sexe au contraire est appris
l'Homme est motivé par le plaisir

Citation:
Conclusion

On observe chez les mammifères l'existence innée de caractéristiques anatomiques et physiologiques relatives à la reproduction, parfaitement fonctionnelles et adaptées. Mais, au niveau comportemental, on observe chez l'Homme un certain nombre de carences, notamment l’absence de la plupart des structures neurales nécessaires à l'existence d'un instinct contrôlant le comportement de reproduction.
Il manque des structures neurobiologiques spécifiques aux stimulisignaux, à la motivation reproductrice et à la plupart des séquences comportementales de la reproduction. Les données phylogénétiques suggèrent néanmoins qu'un instinct de la reproduction aurait existé dans un organisme
mammifère primitif, que les éléments anatomiques et physiologiques en ont été partiellement conservés, mais que la plupart des fonctions neurales spécifiques aux aspects comportementaux ont été modifiées ou supprimées du fait de l'évolution du cerveau.
Le développement considérable des structures corticales a vraisemblablement entraîné une profonde réorganisation fonctionnelle du système nerveux humain, les structures précablées primitives devenant marginales face à l’expansion et l’hégémonie, structurelle
et fonctionnelle, du néocortex.
Actuellement, il n'existe plus chez l’Homme d'instinct du comportement reproductif, ni complet, ni partiel. Seul subsiste un ensemble vestigial incomplet de structures et de fonctions innées, qui ne permettent plus à l'espèce humaine de se reproduire sans apprentissage.
Néanmoins, lorsque les conditions environnementales et culturelles sont favorables, ces fonctions isolées peuvent être coordonnées, par apprentissage, en des comportements qui peuvent induire le coït vaginal et donc la fécondation nécessaire à la survie de l'espèce.
Par ailleurs, l'instinct sexuel semble également ne pas exister. Le principal facteur initiateur des activités sexuelles – acquises, et dont le coït vaginal n’est qu’une possibilité – serait le plaisir somato-sensoriel, produit par des processus limbiques innés.
Ainsi, chez l'Homme, la procréation et la survie de l'espèce ne seraient plus aujourd’hui contrôlées par des gènes ou des molécules spécifiques orientant le comportement dans une finalité reproductrice.
La reproduction semble être devenue un “appendice” de la sexualité, conséquence possible de la prééminence du plaisir sexuel sur d’autres stimuli pour le déclenchement du coït. L'instinct reproducteur inné aurait ainsi laissé place à la sexualité, élaboration cognitive et comportementale acquise, principalement structurée autour de facteurs hédoniques et culturels.

Enfin, la récente dissociation entre fécondité et sexualité, conséquence moderne
de la contraception, ne serait alors qu’un remake bien pâle d’une première évolution hominienne, qui a préféré le plaisir à l’instinct. La seule contingence de la reproduction au plaisir reste cependant
un facteur de fragilité pour l’espèce.
Si on est attiré par les femmes/hommes, c'est parce qu'on y retire beaucoup de plaisir et de bienfaits (conscients ou non) à interagir sexuellement avec le sexe opposé.

Citation:
Alors, par quel processus un homme et une femme sont-ils attirés l'un vers l'autre
et par quel processus tendent-ils à pratiquer le coït vaginal reproducteur, puisqu'il ne semble pas exister de mécanisme inné spécifique ? Le processus à l'origine de la motivation des partenaires à entrer en contact physique semble être le plaisir, résultant d’une activation somato-sensorielle provoquée par la stimulation corporelle, qui constitue le facteur inné à l'origine de toutes les stimulations dites “sexuelles” (auto-érotisme, masturbation, caresses, baiser, étreintes, etc.).
Le système somato-sensoriel est un système fondamental de l'organisme humain.
Son activation provoque des effets majeurs, tant physiologiques que comportementaux (40-42). Par exemple, la stimulation du système somato-sensoriel provoque chez le nourrisson un gain pondéral de 47 %, à quantité calorique ingérée égale ; une augmentation des performances d'orientation et d'activité motrice ; une diminution de la durée d'hospitalisation. On observe chez l'adulte une meilleure capacité cytotoxique du système immunitaire ; une diminution du niveau des hormones du stress (cortisol et noradrénaline) ; une diminution du niveau d'anxiété ; une diminution du niveau de l’état dépressif ; une augmentation de la qualité du sommeil ; un meilleur niveau attentionnel et cognitif ; une facilitation de l'attachement interpersonnel.
ceci explique pourquoi beaucoup d'hommes/femmes sont capables d'abandonner la recherche d'un partenaire romantique/sexuelle ou n'en éprouve pas le besoin
ou des couples qui n'ont aucun désir d'enfant

Les animaux ont de meilleurs instincts que les humains : chiens d'arrêt pour la chasse ou chiens courants meilleurs dès leur naissance que n'importe quel humain lambda
mais on a une meilleure capacité d'apprentissage + brain power, après plusieurs années d'éducation/entraînement + utilisation d'outils/stratégies de chasse, on peut devenir les meilleurs chasseurs de la planète, plus forts et efficaces que des tigres/lions/ours/requins
__________________
When the sun goes down, the racks go up, the lights turn on and the freaks come out.

Dernière modification par Ohyeah ; 19/11/2023 à 15h07
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