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Vieux 10/02/2018, 16h57
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Bonjour tout le monde,

Je vous sollicite pour un problème qui affecte mon quotidien ce moment. Au delà du fait de rechercher des conseils avisés, j'espère que cela me soulagera de coucher tout ça par écrit.
C'est une histoire qui dure depuis quelques années, laissez-moi vous la raconter dans ses moindres détails. Elle n'est peut-être pas si exceptionnelle, mais elle est une grande partie de ma vie.


Le commencement

J'avais 12 ans. J'ai dû déménager de ma ville natale pour des raisons personnelles, seul. Nouveau commencement. A cet âge là rien n'est tracé, les amitiés sont éphémères, les amours aussi, ce fût quand même une épreuve pour le moi enfant. Loin de ma famille qui implosait, se refaire des amis, s'intégrer aux nouveaux miens. Petit à petit je me suis épanoui loin de tout mon passé, certains diront que le seul remède aux blessures est le temps, je leur répondrai que la distance marche aussi.

Je me suis fais les seuls vrais amis que je sais garder toute ma vie. J'ai aussi vécu mon premier amour là bas. Je me suis si bien adapté que j'en ai oublié qu'un jour mon retour à la vie Parisienne serait inévitable. Mais cela survient plus tard.
J'ai rencontré cette fille là-bas, au début l'amie d'un ami, rien de plus. Nous l'appèlerons Satan pour l'histoire. Je la trouvais si mignonne, je pense qu'intérieurement je me suis dis "Si tu ne l'abordes pas tu le regrettera".
Mignonne oui elle l'était. C'est probablement le moment où je vous dis que ce fût le "coup de foudre", que notre symbiose fût parfaite. Mais laissons ça aux films.
Nous nous sommes très vite entendu, une relation de complicité s'est nouée au fil du temps. Je me rappèlerai toujours de notre premier rendez-vous. Je stressais tout seul dans ma salle de bain. A des âges où un simple rendez-vous au cinéma prend des contours si officiels.
Je ne pense être déjà amoureux en ce temps là. J'étais juste stressé de ce face à face avec cette fille qui me plaisait. Maintenant, préparez-vous à me traiter d'idiot:
La séance se déroulait, je stressais du rapprochement. "Est-ce le bon moment? Comment je m'y prends? J'ai jamais embrassé de fille au cinéma encore". Ce fût-elle qui initia le rapprochement, quelques caresses sur le bras pendant le film, deux mains qui s'enlacent furtivement et se laissent... Mais je n'ai rien fais.
Autrement vous dire que je suis rentré avec l'impression de m'être tatoué tout seul "FRIENDZONE" sur le haut du front. Bon passons. Je suis sûr de m'être dis "Il y aura bien une prochaine fois de toute façon!"
Haha, sombre idiot. Non.


Linéarité

Vous savez quand la vie ne vous a pas gâté et que vous avez ce corps de lâche. C'était exactement moi à 13 ans, avec la petite frange style Justin Bieber pour agrémenter tout ça. Putain je me foutrai des claques. Tout ça pour dire que peu de temps après cet épisode qu'on pourrait qualifié de "plantage en beauté", elle est sortie avec un rugbymen. Bon, à cet âge c'est tellement mouvant que je me suis dis "ça ne va pas duré". Et c'était le cas, ce fût court. Tout ça avant qu'elle ressorte avec un autre, puis un autre. J'ai commencé à me dire qu'il y aurait un petit problème de compatibilité physique du coup.

Pour vous décrire notre relation en ce temps là, il suffit de lire un article sur la Friendzone. Un moment l'on vous parlera toujours du "good Guy" qui attend patiemment qu'elle ouvre les yeux après chaque échec amoureux, pour se rendre compte que la perle, c'est vous. C'est le moment où je vous fais coucou là. A chaque nouveau garçon je me disais "c'est l'histoire d'un ou deux mois, tu agiras après", mais je n'agissais jamais. Si bien qu'un jour elle m'annonça une énième fois "j'ai rencontré quelqu'un", même rengaine, j'étais sûr que ça n'allait pas durer. Sombre idiot une nouvelle fois, ça a duré 3 ans. J'y reviendrai.

Dès qu'elle s'est mise en couple avec ce type, mon retour à Paris était envisagé. Je devais rentrer, la situation de ma famille s'était apaisée et ils attendaient mon retour. La laisser elle, tous mes amis, cette ville qui me plaisait tant, ce fût déjà plus dur que la première fois. Nouveau lycée, entrée en 2nd, nouveaux amis... Et toujours cette relation que j'entretenais avec elle du bon ami toujours disponible pour un appel. Et là encore malgré la distance, j'espérais toujours. Que ce soit qu'elle se sépare de lui, qu'elle envisage ce manque à mon égard comme plus que de la simple amitié. Ce ne fût pas facile. Mais je gérais ça bien je trouve. Je n'étais pas en OI, j'étais juste patient avec un but. A côté je faisais ma vie, j'ai eu mon lot de petites copines à Paris. Je me rappel de certaines fois où l'on s'appelait pour discuter de nos couples respectifs. Alala quel champion j'étais quand même, lassé de creuser avec une pelle j'ai pris une pelleteuse. Là encore prenez un article sur la Friendzone, vous verrez que j'ai pris soin de violer toutes les règles. Une par une. Toutes. J'étais son "Meilleur ami".

Le temps est passé, les déceptions, les désillusions, les réussites... Et toujours ce questionnement sur moi-même. Je n'arrivais plus à m'attacher. Ces changements d'environnement si soudain m'ont rendu hermétique à l'attachement. Le mot "relation" évoquait toujours le mot "souffrance", et le plus triste c'est que ce ne fût pas seulement en amour. J'avais aussi du mal à me projeter en amitié. Je veux dire, j'avais des amis certes, mais j'installais toujours cette distance et pudeur hors du lycée. Je ne cherchais pas à les voir.
Aujourd'hui j'ai appris qu'ils nous font tous souffrir un jour ou l'autre, il faut juste faire le tri et voir qui en vaut la peine.
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Vieux 10/02/2018, 16h58
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Tumulte


A la fin de ma première année d'université, j'ai rencontré cette fille un été. Elle habitait la même ville que ma "meilleure amie". De son côté, les choses n'avaient pas changé, elle vivait le parfait amour. Avec le temps, l'espoir avait laissé place à l'amertume. Je lui en voulais d'être si heureuse et moi si fermé.
Revenons à cette fille. Nous nous sommes directement rapproché à un bar un soir de match de foot, c'était la meilleure amie de la copine de mon meilleur ami. (Une phrase aussi compliquée qu'Inception je sais). A toute introduction d'un nouveau personnage dans une histoire, il faut la nommer. Nous l'appèlerons "Pansement". Je suis parti à New York 1 mois cet été là pour travailler, nous avons gardé contact. Bien que j'avais toujours des sentiments pour Satan, j'arrivais peu à peu à l'oublier du fait de ce contact permanent avec Pansement. (J'ai jamais était doué quand il s'agit de noms alors je m'excuse d'avance pour le bazar qui va suivre, mea culpa)
Nous nous sommes revu cet été là Pansement et moi. Beaucoup de fois. J'ai découvert quelqu'un de fragile, de sensible, d'intelligente, de belle. Mais elle n'était pas Satan. Je me suis dis "Laisses une chance, avec le temps tu t'attacheras peut-être". Je tiens à rappeler qu'elle vivait loin de Paris, ce que je voyais comme une chance pour jongler entre mon besoin de solitude et l'envie d'être aimé parfois. De plus en ce temps là je devais partir en Espagne pour travailler pour une durée de 4 mois. Rien de bien simple donc. Nous nous sommes quand même mis en couple.

J'ai réellement commencé à délaisser Satan pour me consacrer à ma nouvelle relation. Je me disais "Cette fois ça ne merdera pas, laisses la dans son couple et tâches d'être heureux."
Mes retours en France étant rare, je consacrais tout mon temps à Pansement. Si bien que Satan fût vite frustrée, elle me reprochait de faire passé une fille que je connaissais depuis seulement 3 mois avant ma meilleure amie d'enfance. Mais elle ne se doutait pas, elle ne se doutait pas que ces distances que je prenais n'avaient rien à voir avec une quelconque fille. Je prenais ces distances pour moi même.
La situation s'est vite dégénérée quand Pansement s'est rendu compte que Satan était possessive, je pense que Pansement se doutait aussi que mes sentiments n'étaient pas seulement amicaux. Les deux se sont envoyé des messages, des messages d'insultes essentiellement. Plusieurs regards noir aussi quand elles venaient à se croiser. (Habitant la même ville je le rappel) Personnellement, j'avais l'impression de regarder un remake de Duel de Titans, et en même temps je me posais beaucoup de questions.

Pourquoi m'empêchait-elle d'être heureux, elle qui vivait son couple parfait. Pourquoi fallait-il qu'elle vienne mettre des tensions de mon couple. Je l'aimais tant, mais pourquoi persistait-elle à se complaire dans ma solitude. Pourquoi ne voulait-elle pas me voir épanoui.
Après un énième message d'insulte et une énième confrontation en face à face tous les trois, la situation a réellement explosé si bien que Pansement m'a inconsciemment imposé un choix. Elle ou l'autre. J'ai pris le parti de Pansement et définitivement coupé les ponts avec Satan. Ce fût dur, je me rappel être en route pour l'Espagne (12h de bus quand même), en escale à Lyon pour prendre une correspondance. Elle qui m'appelle en pleure et hoquetant pour savoir pourquoi je l'abandonne. Moi, je sais que c'est parce que je ne serai jamais épanoui tant qu'elle sera là, parce que je l'aime. Mais les seuls mots qui sortent de ma bouche sont que c'est comme ça. Qu'elle est allée trop loin avec Pansement. Ce fût sans mentir l'un des moments les plus dur de ma vie. Mais je ne regrette pas. C'est ce moment où la raison prend le dessus sur les choix de coeurs. C'est douloureux mais c'est nécessaire.


Une année c'est long


J'ai fais une réelle dépression en Espagne. Je ne sais pas si c'est lié à Satan. Je ne sais pas encore ce qui m'a amené à cet état. J'en parle aujourd'hui sans douleur. Beaucoup d'alcool tous les jours, l'impression d'une vie sans saveur. Plus d'appétit, seulement le sommeil me gagnant en espérant au fond de moi que le temps passe plus vite et que je me fonde dedans. Des semaines entières de travail loupées, les bouteilles d'alcool s'amassant dans l'appartement, répondre à ses proches que tout va bien pour ne pas les inquiéter. Un quotidien qui fût le mien pendant deux mois.
Pansement m'a réellement aidée, elle a constamment été d'un grand soutien, même si elle ne se doutait de rien. L'écouter du fond de mon lit, raconter sa journée, ses anecdotes, je m'imaginais une autre vie. ça me faisait du bien. Je ne dirai pas que des sentiments amoureux se sont développés, mais une forte affection oui.

Nous trouvions du temps pour nous voir dès que possible. Je me sentais aimé, soutenu. Les blessures étaient toujours présente, peut-être l'impression d'avoir abandonné l'amour de ma vie. (Naïf oui)
Mais je laissais le temps au temps. J'essayais de vivre le moment présent. Satan, elle, m'envoyait toujours quelques messages. Des messages durs, auxquels je ne répondais pas. Ils étaient remplis de reproche, d'incompréhension, et moi je me sentais coupable de ne pas lui avoir donné de réelles raisons de cet abandon. J'avais l'impression de m'être vengé puérilement de toute cet amertume que j'avais ressenti pendant toutes ces années, d'avoir voulu la faire souffrir. Je ne trouvais jamais le courage de lui répondre. Par où aurais-je bien pu commencer, ça paraissait si fou toute cette histoire.

Le temps passait, la douleur aussi. Nous étions vraiment un couple avec Pansement, nous avons réussi à cohabiter un mois pendant l'été. Je gardais toujours une certaine forme de pudeur, mais je me sentais heureux.

La relation s'est vite détériorée à la rentée. Elle me reprochait de ne pas lui donner assez, de ne pas assez m'investir. Je ne pouvais pas lui donner tort. Nous avons rompu plusieurs fois, j'ai rencontré une autre fille. ça n'a pas marché. Je suis retourné avec elle, au fond juste par peur de me sentir seul. Cela fait depuis exactement le 31 Décembre 2017 que je ne suis plus avec. Nous sommes toujours en contact et toujours proche. Seulement tout n'est pas si simple, reparlons un peu de Satan.
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Les retrouvailles


Remontons à Novembre 2017 je dirai, suite à une énième crise avec Pansement je me sentais frustré émotionnellement. Et là, comme si elle avait su ma peine, Satan m'envoya un message. Encore une fois un message rempli d'amertume. Pour une fois, je pris la peine de répondre. Un truc tout simple si je me rappel bien du style "Hey, pas besoin d'en faire toute une histoire. Calmes toi. J'espère que tu vas bien."
La discussion ne s'est jamais arrêté, elle a fini par se calmer et a cherché à enfin comprendre les réelles raisons derrière mon abandon.
Nous nous sommes appelé, et sous le coup de l'émotion je lui ai tout dévoilé. Tout. Mes sentiments depuis le collège, le fait que j'étais bloqué émotionnellement à cause d'elle, l'attendant toujours. Que j'avais l'impression que la seule fois où je me suis mis en couple et ça aurait pu réellement marché, elle avait voulu tout brisé. Elle m'écoutait déversé ce flot de parole, elle tombait de haut. Elle se demandait comme j'avais fais pour si bien caché tout ça, qu'elle ne s'en doutait pas une seconde. Puis enfin, je lui ai dis "Ecoutes, je t'ai aimé mais c'est du passé tout ça.", ce qui bien sûr, était faux. Mais j'avais besoin de tirer un trait sur tout ça. Lui avoir tout révélé m'avait enlevé un poids, je m'imaginais pouvoir repartir sereinement maintenant.

Entre temps les choses se sont vite détériorés avec Pansement, nous nous sommes une nouvelle fois séparé. J'ai commencé à fréquenter d'autres fille. Avec Satan, le dialogue se réinstallait doucement. Elle était toujours avec son copain, c'était pas trop la joie. Toujours cette complicité présente, comme si cette année d'éloignement n'avait été qu'une parenthèse.
Un soir où j'étais avec une fille à mon appartement, Satan m'a appelé pour me dire qu'elle ne savait pas pourquoi mais qu'elle était jalouse. Que ce que je lui avais dis l'avait perturbé, puis elle m'a dit cette phrase qui m'a tué intérieurement. "Penses-tu que l'on peut aimer deux personnes en même temps ?"
ça y est. J'y étais. Après je ne sais combien d'année d'attente, j'apercevais enfin ce que j'avais toujours désiré. Son amour. Difficile de vous expliquer ma joie intérieure à ce moment là. L'impression que malgré tout, à la fin, le good Guy gagne toujours.
La réalité m'a vite rattrapée. Elle était avec son copain et ne comptait pas le quitter. Entre temps je lui ai fait part de mes sentiments toujours d'actualité.

Nous nous sommes revus. Après une année, ça fait un choc de revoir une personne que l'on aime. Je la trouvais encore plus belle qu'avant, son sourire, l'impression que le temps s'arrêtait pour le prendre en photo. Plusieurs déjeuner tous les deux, des regards appuyés de temps en temps. Nos mains se cherchaient parfois dans la rue, puis parfois une certaine pudeur s'installait. Le plus frappant étaient les au revoir, toujours des baisers au coin de la bouche, histoire de se persuader que c'était plus que de l'amitié. Je le savais, elle est droite, elle ne trompera pas son copain. Pas même pour un bisous.

Survient un jour où elle m'appelle pour me dire qu'ils ont fait un break, qu'elle est perdue, qu'elle pense sans cesse à moi. Elle a fait ce rêve où nous couchons ensemble. Intérieurement je me dis "la partie est gagnée", je conquis du terrain, lui en perd. Le temps passe, un mois peut-être un peu moins. Nous nous rapprochons encore sans jamais franchir la limite. Elle se considère malgré tout encore en couple.

Mais j'en vient à ne plus supporter ce "Oui mais peut-être", je perd ma patience. Si bien qu'un jour, je lui explique que premièrement je me sens coupable de briser leur couple, que je ne suis pas comme ça, et que tout devrait être plus naturel. Je cherche une nouvelle fois à fuir, pour ne pas souffrir. Je ne réponds plus à ses messages. Plus à ses appels. Intérieurement je me dis "A quoi bon? Est-ce vraiment réel ?"

Puis, veille de ma venue pour les vacances de Noël dans sa ville, elle m'annonce que lui et son copain viennent de se voir et de rompre. Définitivement. Je suis heureux. On doit se voir le 26 Décembre pour regarder un film chez moi. L'on se revoit, installé sur le lit, le film commence... Allongé, côte à côte. Elle se retourne, une fois... Deux fois... Je repense à ce moment au cinéma où je n'ai pas osé l'embrassé et je me dis "Pas cette fois".
Elle se retourne une autre fois, le temps s'arrête, je prend mon courage à deux mains et je l'embrasse, tendrement. J'en tremblais. Un baiser qu'elle me rend, elle pousse vite l'ordinateur sur le côté, se colle à moi... Je sens sa peau et son corps que j'avais si souvent idéalisé sous mes doigts, je me demande si ce que je vis est réel. Nous couchons ensemble, plusieurs fois, c'est réellement la première fois que je me sens autant en symbiose avec quelqu'un au niveau sexuel. On finit. Elle me dit être surprise, que c'est trop pour elle. Je feint d'être fier (Elle n'a connu qu'un homme alors compliment oui mais petit compliment...)
Nous passons beaucoup de temps ensemble pendant la semaine. Recouchons plusieurs fois ensemble aussi. Toujours aussi sensass.


Le tournant


La semaine se termine vite. L'impression qu'elle est passée à une vitesse vertigineuse. Mon retour à Paris se fait sentir, dernier soir ensemble. Nous avions passé tous ces moments tous les deux, une relation qui a stagné pendant des années et soudain l’impression que tout s’est accéléré. Le sujet du couple est venu sur la table. Tous les deux, allongés, une musique en fond… Je ne me rappel plus si c’est moi ou elle qui ait abordé le sujet. Il est venu comme ça, naturellement, elle voulait essayé, je le voulais aussi. Ça y est, on était enfin tout ce que j'avais désiré pendant ces années. On avait plus le droit à l'erreur, mais j'avais peur, aussi. Peur que ça ne marche pas, peur de perdre tout ça. J'ai si souvent idéalisé ce bonheur que je redoutais la désillusion.

Je suis retourné à Paris, elle devait venir me rejoindre pour une semaine à la fin de ses partiels, le 12 Janvier. S'en est suivi une routine qui s'est installée, on s'appelait souvent pour se raconter nos journées, nos anecdotes. Ce qui nous avait fait rire, énervé, frustré, un descriptif de notre quotidien en bref. On avait que ça après tout, le seul moyen de contrer l'absence physique.

Puis enfin elle est venue, je me rappel être aller la chercher à la gare, direction chez moi. Le sentiment que je vais lui faire vivre une semaine de rêve et lui faire découvrir Paris. L'envie de lui montrer: "Eh ton couple n'a pas marché, mais tu vas voir qu'avec moi aussi tu peux être heureuse." Petit joint en arrivant chez moi, séance câlin... Une des meilleure semaine de ma vie réellement. L'impression d'avoir tout vécu à 200 à l'heure. De nouvelles saveurs chaque jour, et toujours zéro ombre au tableau, peut-être seulement le fait de savoir qu'un jour elle va repartir. Mais j'essaye de ne pas y penser, de rester sur le moment présent. Ces moments où elle près de moi, je me sentais serein, l'impression d'avoir trouvé sa place. On savoure chaque moment passé ensemble, se ballade dans Paris, je l'emmène à un toit restaurant... L'envie de la combler et d'être à la hauteur se fait ressentir. Mais elle doit rentrer, je suis serein, je me dis qu'après toute cette semaine qu'on a vécu, c'est une évidence maintenant. Une semaine c'est rien, mais c'était si intense.

Le manque se fait ressentir des deux côtés, un manque que l'on comble comme on peut. Pas des petites attention dans notre quotidien, ne pas oublier de marquer sa présence. Je dois venir la retrouver dans deux semaines, je la rassure. Deux semaines, c'est court. Je lui promet qu'avec le travail et les cours, nous aurons tous les deux l'esprit trop occupé pour se rendre malheureux.

Un Lundi matin elle m'envoi un message, je me réveil et le lit. Elle doit retrouver son ex en bas de chez elle dans 5 minutes pour qu'il lui rende des chemises. C'est elle qui lui a demandé. Elle me dit que ça ne va durer que 10 minutes. Je me dis "Ok, pas de soucis".
Une heure plus tard je n'ai pas de nouvelles, je commence à voir un peu rouge.
Je me braque, et invente des excuses comme quoi ce n'est pas respectueux qu'elle ne m'ait pas demandé mon avis avant de le voir. Bref, réaction débile. Leur relation m'a juste fait tellement de mal pendant 3 ans que je pense que j'ai tendance à la sur exagérer à chaque fois. Elle s'excuse, me dit qu'elle n'est resté avec que 10 minutes mais a eu un problème de téléphone. Ok, je m'excuse de m'être emporté, lui dit que c'était idiot. On ne reste pas bloqué dessus.
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La chute


Puis finalement ce 2 Février, c'est l'heure des retrouvailles. J'ai mon train en début d'après-midi. Il me tarde de la retrouver après toute cette semaine chargée en travail. Une plénitude m'habite dans le train, je suis serein. Juste content de retrouvé l'être aimé.

Elle est en retard à la gare, comme d'habitude. Elle arrive, elle sourit. Râle parce qu'il fait froid. Nous allons dîner tous les deux en ville, c'est si bon de pouvoir mettre des sensations sur cet amour. Toucher, sentir, c'est essentiel dans un couple. Direction chez moi pour approfondir ces sensations... Des retrouvailles intenses. C'est drôle mais la distance a cette qualité de brisé la routine, comme si chaque retrouvaille était un moment magique.

Samedi matin arrive, réveil câlin. Rien de particulier. Juste le plaisir d'être ensemble. La matinée ce passe, la faim se fait ressentir.
Je dois remonter dans la chambre pendant le repas pour un appel important, là son téléphone sonne. Notez bien ce passage, car c'est sûrement ma plus grosse erreur dans toute cette relation.
C'est son ex. Je suis là, dans cette chambre, tout seul, avec ce portable en face de moi et l'unique envie de découvrir la vérité: "Est-elle vraiment passé à autre chose avec moi?"
Je pourrai revenir en arrière et ne pas y toucher je le ferai. Mais sur le moment présent c'est si dur. Vous vous dites sûrement "Ah oui quel paranoïaque rien de pire que de fouiller dans les affaires de quelqu'un". Oui, je suis d'accord. Mais imaginez, cette fille que vous avez idéalisé pendant des années, elle est avec vous, vous voulez savoir si c'est pour les mêmes raisons que vous.

J'ouvre la conversation, elle ne l'a pas seulement vu le Lundi midi comme elle l'a dit, mais aussi le soir. Elle lui a demandé de revenir pour terminer la discussion. Plus haut des messages où elle lui dit "C'est dégueulasse comme on est devenu des étrangers, je te déteste", des mots que je n'aurais pas préféré lire. L'impression de connaitre la désillusion tout d'un coup, que le monde s'abat sur moi. A quoi je m'attendais après tout ? Nous nous sommes mis ensemble 5 jours après sa rupture. Personne n'oublie 3 ans en 5 jours.

Je reviens à table, j'essaye de ne rien faire transparaitre. Elle voit bien que quelque chose ne va pas, elle essaye de me faire parler. Rien, j'invente une excuse sur un problème au boulot. Tout se bouscule dans ma tête, que dois-je faire ? Etre en colère ? Laisser passer ?
Tout ça n'a plus d'importance. Elle remonte, voit la conversation ouverte avec son ex, me confronte. Me reproche d'avoir fouillé dans ton téléphone. Et c'est vrai, c'est complètement puéril. Je lui rétorque que j'ai vu son mensonge, qu'elle l'a revu sans m'en avoir parlé. Elle ne sait plus quoi répondre, me répond que c'est la première fois qu'elle me ment mais que vu ma réaction du midi elle ne préférait pas dire la vérité. Je lui dis des mots durs, que c'est fini, que je ne lui fais plus confiance. Je lui demande de repartir, je lui dis que je ne regrette pas d'avoir fouillé (alors que si) car il vaut mieux une vérité qui fait mal plutôt que de petits mensonges mis bout à bout. La vérité plutôt que l'ignorance.

Aujourd'hui je sais que c'est un raisonnement idiot, si je n'avais pas lu tout ça peut-être ne me serais-je pas braqué. Le week-end fût un calvaire, après ma tentative de rupture elle est resté et devenue câline, m'interdisant de rompre, s'excusant. Nous sommes parti nous balader pour nous aérer l'esprit.

On s'assoit sur deux pierres, en pleine nature, je ne sais plus où j'en suis dans ces sentiments. Cette optique de vivre le moment présent s'en est allée et je repense sans cesse à tous ces messages qu'elle lui a écrit. Les pensées se bousculent dans ma tête:
"S'est on mis ensemble trop tôt ? Puis-je la rendre heureuse ?"
Elle voit bien que je suis pensif. Elle me demande si c'est à cause de ce midi. Nous abordons le sujet, je lui parle de tout ce que j'ai lu, de mes craintes. Elle sent que son inimité a été violé, que ça ne regardait que elle et lui. Elle a raison. Mais c'est trop tard, je l'ai lu. Elle tente de me rassuré, elle ne pense plus à lui, mais le contexte et la rapidité où l'on s'est mis ensemble ne lui a pas permis d'avoir des réponses. Je la comprend, et le lui dit. Mais c'est dur. Elle a peur que je n'ai plus confiance en elle, je lui dis que c'est hors contexte. J'aimerai qu'à ce moment là elle me dise "Hey tout ça c'est derrière moi, c'est nous deux maintenant."

Nous rentrons, elle doit passer une derrière nuit chez moi. Je ressens comme une cassure, bien que par moments nous soyons proche je repense sans cesse à cette ombre au tableau. J'ai l'impression que nous sommes deux étrangers allongés dans un lit par moments. Elle, entrain de bûcher sur ses cours et moi les miens. Et pourtant, nous passons une nuit magique, dans l'intimité l'un de l'autre.

Matin, réveil, elle est déjà levée, elle bosse à côté de moi. Je suis de mauvaise humeur, elle me propose de faire quelque chose, je râle. Elle se braque. Elle doit bientôt partir, je lui dit d'approcher, me rétorque qu'on n'a pas besoin d'être sans cesse coller l'un à l'autre. Elle est toujours vexée de ce matin. Et j'explose, l'épisode d'hier avec lequel je me torture l'esprit, mes sentiments prennent le dessus et je lui dis que c'est fini. Je pars de la maison m'acheter des cigarettes. Quel idiot putain, tellement impulsif pour un rien. Je la croise sur le chemin du retour, tente de l'évité. Elle m'aborde, elle doit partir. Elle doit aider sa soeur à déménager. Elle me propose de se voir demain au déjeuner, je lui dis que je ne sais pas. Qu'est ce qu'elle est patiente quand même. La situation est froide, j'essaye de dédramatiser un peu. Elle part, un au revoir qui me laisse de marbre. Glacial, sans réelle saveur.

J'arrive chez moi, l'impression qu'un week-end qui devait être merveilleux s'est transformé en cauchemar. Envie de tout effacer, de repartir à zéro. Elle m'appelle en rentrant chez elle. Elle ne sait plus où elle en est, ce week-end l'a remise en question. Elle pense avoir besoin de temps. Elle me dit que ce n'est pas normal cette situation où elle a revu son ex, que le contexte n'est pas normal. Elle a peur de pas s'investir autant que moi. Elle a peur de revivre une nouvelle relation. La distance, le fait que je dois partir peut-être dans 1 an à l'étranger, tout ça lui fait peur. Elle a raison et je le sais, mais j'essaye de sauver tant bien que mal le truc. Je lui parle de nous, du fait que si on n'essaye pas on s'en voudra toujours. Je lui propose de se voir demain matin avant de prendre mon train retour, elle me dit que c'est une bonne idée.

Le soir je la relance sur demain matin, elle me dit qu'elle ne préfère pas. Qu'elle a besoin de temps et que tout ça va la remuer, ça me vexe un peu mais je me dis ok. Vu comme j'ai merdé je n'ai pas mon mot à dire. Elle veut rester au téléphone, je me dis que c'est bon signe. Nous parlons beaucoup, le dialogue n'est pas rompu.

Le lendemain arrive, j'ai mon train en début d'après-midi. Elle m'appelle sur le trajet de la gare, elle va en cours. La gare étant à côté, je lui propose de passer lui dire au revoir. Elle accepte. J'arrive, il neige, décor stéréotypé pour des adieux. J'essaye de la faire un peu rire, ça marche légèrement. Elle me dit être déprimée, doit y aller. Sa camarade l'attend.
Qu'est-ce que je fais ? Je l'embrasse ? Part comme le good Guy dans les films en lui faisant un bisous sur le front ? Je reste figé devant elle, elle fini par m'embrasser et s'en aller.

Je repars mitigé, les pensées se bousculent dans ma tête. Va t-on vraiment y arrivé ?
Ce même train que je prenais il y a deux jours avec le bonheur derrière chacun de mes pas, pourquoi suis-je si triste maintenant ?
La semaine fût bizarre. Ce sujet du non-investissement venait souvent sur le tapis.

Un matin, elle met une photo de nous deux en photo de profil, je vois rouge. Une partie de moi me dit qu'elle m'utilise pour rendre jaloux son ex. ça ne me plait pas. Je ne dis rien. Elle m'appel, me dit que son ex est revenue lui parler par rapport à cette dite-photo. J'explose, je lui dis qu'en même temps elle s'y attendait. Je rompt le dialogue pour la journée lui disant de régler ses histoires avec son ex et de me reparler ensuite, que je n'aime pas être entre les deux, elle me répond du tac au tac que les histoires sont réglées. Je raccroche. Elle m'appel le soir.

Une semaine bizarre comme je disais, on ne se parlait pas beaucoup la journée, mais toujours s'appelions pendant des heures le soir. Le dialogue était encore là, la complicité aussi, nous n'étions pas comme ces couples décédant à petit feu, la communication étant rompu.
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Vieux 10/02/2018, 17h01
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Mais je sentais tout de même une certaine distance vis à vis des sentiments, j'avais l'impression de parler à une amie plutôt qu'à ma copine. Hormis quelques attentions ou surnoms mignon, plus tellement d'amour donné. Je pense que cette situation du week-end dernier m'a mis dans la tête une insécurité, et que du coup je suis en constante demande. C'est triste. Un soir où ça m'énerve vraiment, je l'appel, lui dit que je dois lui parler.
ça devait être il y a deux jours. Je lui dis que j'ai compris ce qu'elle a voulu me dire le week-end dernier, que si elle a besoin d'un peu de temps c'est ok. Que je ne peux plus jouer à ce jeu du couple mais pas trop. Que je l'aime et que je pouvoir vivre mon couple pleinement.
Elle me demande pourquoi je change toujours d'avis, me dis que ces derniers jours elle était heureuse de cette façon en n'y pensant plus. Je lui dis que moi non, on a beau faire l'autruche pour fuir les problèmes ça ne dure qu'un temps. J'essaye de lui faire comprendre que c'est soi on vit notre couple pleinement, soit autant s'arrêter là, ainsi elle aura le temps de passer à autre chose. On communique tant bien que mal, ça m'a fait du bien d'avoir parlé avec elle. Elle veut le vivre ce couple mais encore une fois ne pas trop s'investir pour l'instant, elle pense qu'avec le temps ça passera. Moi comme un idiot je dis ok, en fait je prend le peu d'attention qu'elle me donne et le prend pour acquis.


L'atterrissage

Nouvelle journée, toujours un peu triste à l'intérieur. Mais j'essaye de faire confiance à notre discussion d'hier. Je me dis qu'il faut laisser le temps au temps.
L'on parle, toute la journée, toujours un dialogue riche et rempli. Elle m'appel le matin en sortant des cours, je suis à la maison car malade. Elle a eu ses résultats, elle est aux anges. Je la félicite. Je dois la laisser pour retourner bosser.

Je bosse, je prend un peu de temps pour moi pour courir me disant que ça m'aérera sûrement. Je suis serein. Elle me rappel en fin d'après-midi.
Je demande de ses nouvelles, on parle un peu, j'évoque ma potentielle venue la semaine prochaine. Je dois voir un ami. Je lui propose d'essayer de se voir quelques heures, je lui dis qu'on a sûrement besoin. Elle n'a pas l'air enchantée. Enfin pas enjouée quoi. Je lui demande "tu n'es pas contente ?", elle me répond énervée que je l'oppresse avec mes questions.
Ce à quoi je renchéri sur un ton plus fort, écoutes on est en couple, en couple que tu le veuilles ou non, se voir quelques heures en 2 semaines c'est le minimum. Je te demande pas un mariage.

Elle me dit qu'elle n'y arrive pas, ce à quoi je raccroche sous le coup de l'énervement.
Elle me rappel, 5 fois, je ne préfère pas répondre. J'ai besoin de me calmer. Je la rappel une fois plus calme, nous parlons beaucoup. Elle me dit que finalement mon idée de prendre du temps lui semble bien.

Elle m'en veut de n'avoir pas su l'arrêter quand on s'est posé ensemble, que j'aurais dû lui laisser le temps de se reconstruire. Elle m'aime mais elle déteste ce contexte où on s'est mis ensemble. Elle déteste a avoir eu à revoir son ex alors qu'elle était avec moi. Et ces histoires où j'ai fouiller dans son téléphone, ça l'a blessé. Elle a raison. Moi je me braque, je me dis que c'est à cause de son ex, qu'il est revenu. Elle me dit que ça n'a rien à voir. Elle a passé un super mois, un mois extra, mais que tôt ou tard il fallait qu'elle fasse face à son passé. Je lui dis que personnellement je préfère que l'on coupe contact, au moins pendant quelque temps. Que c'est bel est bien fini cette fois. Mon discours est confu car mes sentiments le sont aussi. Je dis lui en vouloir de tout laisser tomber, de n'avoir pas essayé. Mais que maintenant c'est bel est bien brisé, que j'ai trop pensé à elle pour continuer comme ça.
Je dis comprendre son besoin de temps, mais je lui demande de comprendre que moi aussi je l'ai attendu pendant toutes ces années, des années où je n'ai pas su donner, et que je n'aurais pas la force de l'attendre une deuxième fois.

Elle me dit que rien n'est brisé, elle souhaiterai que l'on se comprenne plus. Elle ne veut pas tirer un trait sur moi, elle me demande juste un peu de temps. Elle ne veut pas qu'on coupe contact, elle ne peut pas me dit-elle. Je lui répond que c'est la seule alternative. De toute manière, c'est à l'heure de la séparation que l'on se rend compte de la profondeur de l'amour.
Je lui dis que c'est trop d'émotion pour moi, que je préfère raccrocher. Je lui souhaite de prendre soin d'elle.

Je vais diner avec une amie ce soir là (hier je tiens à le rappeler), je me dis que ça m'aérera, j'évite d'aborder le sujet. Je reçois un message de Satan pendant le dîner. Un message où elle me dit que je suis la meilleure chose qui lui soit arrivé dans sa vie. Qu'elle ne se reconnait plus en ce moment. Que ça la blesse de voir comment elle agit. Elle me demande seulement un peu de temps , du temps pour qu'elle se retrouve elle même et que finalement pour que l'on puisse tous les deux se retrouver. Je ne répond pas.


La reconstruction
A vrai dire, je n'ai pas touché à mon portable depuis. Je l'ai rangé, pour ne plus y penser, ne pas être tenté de lui parler.

Je ne sais pas quoi faire. C'est si dure de me dire que c'est terminé, et pourtant je sais qu'accepter le fait que ça le soit est la plus sage décision. Mais quand on vit une histoire, on a le sentiment de l'avoir vécu, là j'ai un sentiment d'inachevé. Je me doute que lorsque je vais reprendre mon portable demain elle m'aura sûrement envoyé une tonne de messages, mais je ne sais pas quoi faire. Lui répondre ? Ignorer ?

Je me demande si tout ce que l'on fait a un sens. Si elle s'est servie de moi pour moi l'oublier lui. Si j'ai un avenir avec elle. Peut-être dois-je définitivement tirer un trait?

Je vous remercie de m'avoir lu. Ce fût un long chapitre de ma vie, donc une longue histoire. Ça m'a réellement apaisé d'avoir écrit tout ça. N'hésitez pas à me demander des éclaircissements.

Soyez heureux
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  #6  
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Content que ça t'ai fait du bien d'écrire tout ça!

Maintenant, tu vas pouvoir nous faire un résumé concis de ton histoire, pour que tu puisses avoir au moins une personne qui te lise et te réponde!

Ca marche?
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Vieux 10/02/2018, 17h20
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Pas eu le courage de lire .
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  #8  
Vieux 10/02/2018, 17h20
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Content que ça t'ai fait du bien d'écrire tout ça!

Maintenant, tu vas pouvoir nous faire un résumé concis de ton histoire, pour que tu puisses avoir au moins une personne qui te lise et te réponde!

Ca marche?
Voilà, surtout que tu noies les informations qui pourraient être pertinentes.
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  #9  
Vieux 10/02/2018, 18h04
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Effectivement, faudrait déplacer cela dans un journal, et avoir un SOS plus concis.
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  #10  
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Merci pour ce riche témoignage qui est vraiment fascinant.

Ma théorie est la suivante, je pense que vous avez tous les deux depuis le début eux un certain intérêt l'un envers l'autre (cf: les caresses au cinéma). Mais que vu que tu n'as rien tenté par peur, elle a dû se dire que tu n'étais pas intéressé.

Du coup elle t'a mit en zone d'ami par défaut et continué sa vie amoureuse et sexuelle, mais toujours avec cet intérêt au coin de la tête. Le problème c'est que de ton côté, il s'est passé exactement la même chose, ce qui fait que pendant pas mal de temps, rien ne s'est passé entre vous, mais l'attirance elle était toujours là en plus de l'attachement affective qui s'est développé.

Sans le faire exprès tu as attisé cette intérêt en la mettant en concurrence avec ta copine Pansement. Toutes ces embrouilles entre elles, ont fait ressentir pas mal d'émotion négative à Satan, ce qui a eu pour effet de faire grandir son intérêt.


Puis au final quand tu as tout déballé ça a été la grande révélation pour elle, ce qui a eu pour effet d'achever son couple, déjà mourant, car ton absence de réponse (absence qui est venu encore plus attisé son intérêt), a tout bonnement fait qu'elle ne pensait plus qu'à toi au détriment de son conjoint.

Globalement sans le faire exprès tu as bien agi, tu as eu des comportements qui ont boosté son intérêt et fait qu'elle est quasiment accro.

Le problème c'est que une relation de 3 ans ne s'oublie pas comme ça et qu'il va falloir un certain temps, pour qu'elle soit de nouveau disponible, règle d'or, ne jamais envisager de relation avec une personne qui vient tout juste de rompre.

Néanmoins je te rassure et cela va te faire plaisir, son niveau d'intérêt est tellement fort et ton ancrage tellement bien présent dans son esprit que tu as de grande chance de pouvoir envisager une relation avec elle dans les prochains mois.

Il va juste falloir patienter et rester très distant, ne pas tomber dans la case ami confident, ce que tu fais par défaut, car ne voulant pas trop souffrir.

En attendant je te propose de te concentrer sur ton travail et tes centres d'intérêts, tu peux aussi voir d'autre femmes, juste pour le plaisir de la chaire ou passer de bonnes soirées.

Elle reviendra vers toi dans quelques mois, les chances sont grandes, mais n'oublie pas de rester très distant par message (jusqu'à ne pas répondre certaines fois.)
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