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Vieux 13/01/2018, 15h26
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Par défaut Rencontres faciles mais problème de conversation et de lâcher-prise

Bonjour,

J'ai un tempérament assez intériorisé et silencieux, ayant grandi principalement livré à moi-même après des événements difficiles. J'ai réussi à pas mal évoluer à mes yeux mais cela reste difficile pour moi de m'imposer dans un groupe et d'interagir en tête-à-tête s'il n'y a pas un minimum de confiance et d'historique (voire beaucoup !). J'ai donc du mal à nouer des liens sociaux solides.

Forcément, ça bousille pas mal d'histoires naissantes dont une actuellement... Un soir une notif d'une appli quelconque, je rejoins une fille pour ce qui doit être un verre et en fait c'est un diner improvisé dans un resto sympa et cadre informel (assis côte à côte), on boit ensuite un verre ailleurs, on s'embrasse, soirée très réussie. Ensuite une pluie de messages de sa part auxquels je réponds, la fin des périodes de fête et on se revoit, elle se rend compte que j'ai parfois du mal à assurer la conversation mais me dit avoir passé une soirée agréable. Quelques baisers avant de partir... La pluie de messages continue, avant le 3e rendez-vous je commence à me sentir un peu sous pression (très à mon goût physiquement, on bosse dans les mêmes milieux et c'est un sujet hyper fluide entre nous malheureusement, des relation courtes à moins d'un an qui me font sentir que ça peut vite être mis de côté, de mon côté en phase d'ennui à mon boulot je ne sais pas encore ce que je vais faire et compense en investissant beaucoup cette rencontre).

Au 3e rendez-vous, elle arrive crevée parce qu'elle bosse beaucoup et sort beaucoup. La première partie fait qu'on a pas besoin de parler (ciné) mais ensuite aïe. Je m'en rends pas compte sur le coup, mais elle aura été déçue et m'aura trouvé distant (malgré moi). Ce que je prends pour un emploi du temps chargé au taff par la suite (situation réelle) est aussi une remise en question de sa part, moins de messages, plus distante même si elle continue de me dire spontanément quand elle sort, à quel moment elle rentre...

Je la revois ce week-end chez moi et le rendez-vous tourne à la mise au point. Elle a été mal à l'aise du manque de questions / conversation, donc a pris du recul et se pose des questions, ça a pas mal coupé son désir. Elle en vient à dire qu'elle sait pas si elle veut une relation ou qu'on tente un truc en mode léger on verra bien, voire juste devenir potes. Discussion qui tourne un peu en rond sans décision réelle... elle me dit vouloir rentrer chez elle et n'avoir envie de rien faire, qu'elle est désolée et n'a pas envie de cocher des cases et voudrait être sûre. Et là elle me saute dessus. La 1re partie se passe bien même si j'ai du mal à rebasculer dans ce mood et fatalement ça finit par tout couper. Ca tourne au câlin tendre et je la comprends encore moins quand elle se met à me caresser les cheveux pendant de longues minutes en mode plongée dans mes yeux à sourire, on reparle d'un nouveau rendez-vous et ensuite elle décide de rentrer chez elle. En partant elle prend l'initiative de rappeler qu'on se tient au courant pour se revoir le week-end prochain...

Dans ses explications comme dans celles que j'ai déjà pu avoir par le passé revient ce problème de réussir à montrer plus de moi en début de relation, me lâcher, être plus spontané, poser un peu plus de questions et porter un peu plus la conversation. Il y aura d'autres points évoqués parce qu'on avait pas encore un bon alignement mais voilà l'essentiel.

=> J'ai essayé pas mal de choses mais c'est extrêmement naturel pour moi d'avoir tendance à glisser dans l'appréciation d'un moment, l'écoute, et en oublier de participer activement à la conversation. J'ai eu la fâcheuse habitude de me protéger dans mon enfance avec cette espèce de cape d'invisibilité dure à faire partir.

Je vois des tips du genre "Si tu pouvais être miliardaire ou invisible tu choisis quoi etc", très bien mais j'aurais du mal à glisser des éléménts pré-mâchés tant que la base est pas là. Comment vous faites pour tenir la conversation ? Est-ce que vous parlez un peu de vous aussi, seulement si on vous pose des questions ou spontanément ? Ne serait-ce que savoir de quoi parler, c'est con mais parfois intérieurement je me dis "alerte blanc" et je sèche.

Je me rends compte dernièrement que j'ai jamais eu autant de facilité à plaire à des femmes et les rencontrer (app, boulot, soirées), j'arrive pas à me l'expliquer à part soigner un peu plus quelques détails et avoir pas mal bouleversé ma vie pro pour élargir mon horizon. Tant mieux en tout cas mais ça change rien à ma réserve naturelle, c'est la conversation qui fait parfois bloquer dès les premiers échanges. Dans le meilleur des cas ça se remarque pas si vite mais rapidement elles me font comprendre que plein de choses leur plaisent chez moi MAIS : problème de conversation + spontanéité.

L'âge avançant, je commence à avoir peur de passer à côté de pas mal de choses parce que merci pour les compliments mais un blocage fout tout en l'air. Au-delà de la verbalisation, je pense que c'est la capacité à investir le moment et se mettre parfois en danger ou s'exposer. J'ai relu un sujet de 2010 où j'évoquais le fait d'être le "prix" et je crois que j'avais oublié cette dimension, dès que je suis avec une fille qui m'intéresse suffisamment j'oublie ce que j'ai à offrir aussi et ne le montre pas, donc la fille se dit pas intéressant le mec. J'ai l'impression de m'être enfermé dans un coffre-fort plus jeune et c'est pas facile de l'ouvrir pour les autres. J'en parlais avec une "relation" récente qui pensait elle que j'avais plutôt besoin de temps et qu'elle avait su m'amener à parler plus facilement mais il y a peu de personnes avec cette patience et envie. Si quelqu'un se reconnait, ça fait toujours du bien de savoir que rien n'est perdu

Merci à vous
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Vieux 17/01/2018, 01h10
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Je ne pourrai pas dire que je suis comme toi car dans les têtes à têtes (amoureux ou amical) j'ai plus de facilités à m'ouvrir, mais avec quelqu'un qui me met en confiance.

Je vais donc essayer de te répondre avec mon ressenti. Pour ce qui est des blancs, quand ça m'arrive, j'essaie de parler d'anecdotes, même des fois insignifiantes, ou de sujet que je sais que la personne affectionne. Par exemple, je sais que mon copain est passionné d'histoire, donc quand on mange, promène etc et que je ressens un blanc pesant, je le lance sur ce sujet:
"Ah tiens, j'ai vu tel film sur tel roi... Tu crois que c'est vrai ceci cela?".

Vu que là vous en êtes encore à la case découverte de l'autre, c'est essayer d'écouter mais aussi d'aller chercher l'information. Quand tu te dis "alerte blanc", regarde autour de toi et vois ce qui pourrait t'en apprendre plus sur elle. Par exemple la musique, est ce qu'elle va souvent en concert. Est ce qu'elle aime cuisiner, sa gastronomie préférée... Et essayer d'enchaîner sur le sujet.

Je pense que tu dois quand même lui plaire et qu'elle doit percevoir le "caché" en toi. Si par oral c'est trop compliqué, essaie de lui écrire par message.
Que tu l'apprécies, et que tu veux vraiment la découvrir, mais que pour toi c'est compliqué et qu'il te faut du temps pour être plus dans l'échange.

Peut être pouvez vous aussi favoriser les sorties qui provoquent des discussions...

Je ne sais pas si ça réponds vraiment à ton appel à l'aide, en espérant t'avoir aidé un peu.
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  #3  
Vieux 17/01/2018, 11h19
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Je pense qu'avant toute chose, tu dois comprendre d'où tu viens, avant de vouloir évoluer (souvent vers une vision fantasmée des choses).
Connais tu exactement ce qu'est l'introversion? Voici en vrac 2 articles pour illustrer ça: ICI et ICI (mate la vidéo aussi)
Qu'en penses tu après cette lecture?

Ensuite, il y a ce "blocage" en situation de sociabilisation avec des inconnus (restons sur l'histoire du tête à tête).
Citation:
Au 3e rendez-vous, elle arrive crevée parce qu'elle bosse beaucoup et sort beaucoup. La première partie fait qu'on a pas besoin de parler (ciné) mais ensuite aïe. Je m'en rends pas compte sur le coup, mais elle aura été déçue et m'aura trouvé distant (malgré moi).
Que s'est il passé après le ciné? Peux tu décrire tout ce qui te revient en mémoire de ce moment là?
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Vieux Aujourd'hui, 02h22
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On approche doucement des 10 ans de thérapie alors comprendre le passé est en bonne partie défriché mais ça ne résoud que peu de choses. Le psy n'a pas encore fait le tour de tout, l'une de pistes suite à des éléments que j'avais verbalisés, est que le trauma de l'enfance a laissé en moi une partie "vivante" et une "silencieuse" car en quelque sorte tuée. Avec ça on est biens Donc il y a tout un enjeu inconscient derrière sur le à qui je montre la partie vivante, dans quelles conditions, de quelle sécurité j'ai besoin... et parfois sans faire gaffe je profite, glisse un peu dans un comportement passif et j'éteins la lumière sans faire attention, les autres voient alors quelque chose d'un peu mort. Si l'autre personne n'est pas active, je vais me répliquer sa posture passive facilement. Et si elle est trop active, je peux me sentir menacé mais là j'en arrive à mes limites d'explication (menacé par ce côté faux de certains extravertis extrêmes qui semblent avoir une immense douleur derrière, ou menacé par le côté écrasant de cette survitalité...). En gros si je me comprends moi-même, je vais avoir tendance à cacher ma partie vivante pour qu'elle ne soit pas à nouveau violentée. Et malheureusement pour les gens que j'ai croisé dans le pro et le perso, multiplier le sport m'a pas guéri pas plus que la méditation, et je doute que le théâtre fasse oublier de profondes cicatrices. Mais je retiens l'idée de l'impro pour la conversation pure

Oui j'ai déjà fait des tests aussi pour les clichés du genre quelle traits de personnalité dans l'environnement de travail etc., l'introversion sort toujours grande gagnante même si en soi j'ai quelques éléments qui peuvent me faire aller vers l'extraversion dans des contextes extrêmement limités et codifiés. Je sais que j'ai dû me construire en faisant de mes pensées intérieures un refuge, qui m'a par la suite un peu emprisonné et coupé des autres. Je le regrette mais en général les gens ont plus vite fait de le reprocher et le juger que chercher à comprendre et accompagner pour ne pas s'y enliser. J'ai rencontré une personne peu avant la fille dont je parle qui me sidère par le fait qu'elle l'accepte et l'apprécie et me protège... mais ce qui aurait pu être facile et fluide ne le sera pas puisqu'elle est en couple depuis longtemps et n'a pas osé tout faire sauter malgré sa souffrance dans cette relation (parenthèse refermée).

Pour le fameux dimanche, et bien typiquement je me suis perdu dans mes pensées ou je profitais du moment sans percuter qu'il devait y avoir des mots à poser, ou sans les trouver. Je pense que je me mettais de la pression, attendait beaucoup et avait peur d'être naturel en plus. Je devais la sentir plus passive et j'ai dû comprendre que c'était à moi de jouer un rôle plus exposé qui peut être délicat si c'est pas léger et sécurisé. Je sais pas si j'ai senti clairement ou non le malaise, mais si j'ai pas senti un climat d'aisance et de confiance c'est sûr que ça m'a pas aider à verbaliser. Peut-être que je réalisais pas aussi son besoin (n'ayant pas besoin qu'on parle sans arrêt).

Au final je sais pas trop, j'ai grandi une partie de mon enfance avec face à moi un mélange de violence / dépression / silence morbide, ce doit être inconsciemment parfois très dur pour moi de me retrouver dans une situation qui pourrait replante le même décor. Une fois tout petit je me suis cassé de chez moi en pyjama en pleine soirée pour fuir Même si consciemment j'accepte pas trop l'idée et me dit "mais non, t'as envie d'avancer avec les femmes et t'es à l'aise, tu crées facilement de la complicité taquine avec certaines, etc.", bon à force que le psy doute et doute et doute et me relève toute la violence subie (sous différets formes) que je vois capable de resurgir... c'est peut-être juste super dur si elles se ferment ou laissent transparaître un potentiel de violence (même verbal ou dans l'attitude). Quand tu as en plus regardé la mort d'un peu trop près tout devient particulier peut-être et j'aurais aimé être aidé (sauvé, réconforté, complétez au choix) plus petit... C'est peut-être ouf et théatral à dire mais j'imagine que derrière l'enjeu c'est pas juste plaire / pas plaire, avoir confiance en soi, mais dans quelle mesure je risque ma vie en prenant vie face à l'autre. Et ouais, si elle commence à pas être dans un bon mood, déjà rien que les images que ça me fait revenir je suis pas très à l'aise... Bref, c'est à moi d'avancer là-dessus je le sais et y travaille depuis des années tant bien que mal. J'ai jamais compris pourquoi on m'avait fait subir ça par moments et je trouve ça très con que ça marque autant, j'ai parfois un peu "honte" tant il semble y avoir de personnes pour qui même les pires horreurs permettent de se relever et être fort. J'ai l'impression d'être faible sur ce point (suffisamment fort pour avoir traversé plein de choses, mais faible parce que marqué). Cette faiblesse ressort parfois mais pas consciemment... ça doit être hyper rare aujourd'hui que je réalise "c'est chaud je me sens super mal je voudrais être sous terre" face à quelqu'un ou un groupe, au pire je me dis c'est hyper dérangeant, je suis pas à l'aise, et je fais avec. Mais parfois en date avec une fille, durée de couple récente ou non, je peux ressentir cette sensation physique de danger si elle y met pas du sien. J'ai besoin qu'elle soit bienveillante, mette en confiance, m'aide à m'ouvrir peu à peu... c'est beaucoup demander, j'en ai conscience. Les gens me disent parfois de me détendre et mon langage non verbal doit laisser transparaitre que je suis tendu et à l'affut d'un danger dans la relation à l'autre (heureusement peu fréquent mais une fille me l'a encore dit il y a genre 2 mois en date que j'étais hyper fermé physiquement et j'avais pas fait gaffe, elle a commencé les sujets perso et me travailler, bingo le danger approche).

C'était long mais j'ai poussé la réflexion autant que possible sur le lien comportement X de l'autre / sensation d'être menacé / se réfugier en soi. Désolé pour le pavé. Il y a sans doute des techniques pour désamorcer ça chez une fille dans toute la littérature de ce milieu mais quand certaines ont décidé de serrer les dents...

---

Depuis on s'est revu un soir pour un verre où elle m'a invité chez elle ensuite pour la nuit, et un dîner / nuit chez elle puis ballades et ciné. J'ai fait attention et tenté au mieux d'aborder des sujets même lambda, de lui poser des questions. J'ai eu droit à quelques interrogations de sa part sur ma famille ou mon enfance, donc j'ai dû me résoudre à dévoiler des choses plus perso petit à petit. Ca me fragilise un peu donc j'espère qu'elle se montrera à la hauteur de l'effort émotionnel de ce début de partage.

Je suis un peu perdu sur certains comportements de sa part puisque sa phase "bilan" a provoqué tout un débat et des interrogations que je n'avais pas (sexuellement elle me dit et montre qu'elle a envie de moi à ces moments là, offre plus de tendresse ; en dehors du sexe marques d'affection plus erratiques, parfois distante et peu de messages).

Je ne sais pas si ce message a du sens mais voilà un update. Je me prenais la tête ce soir (n'ayant pas réussi à me la bourrer réellement avec des potes ) et j'ai eu un minimaliste "Je suis rentré, bonne nuit" après des heures de silence qui là encore surprend. J'avais l'impression qu'elle était un peu distance et le texto l'est, en même temps au moment de se coucher elle pense à moi... Tout ça est récent je sais mais jamais évident à gérer les signaux contradictoires.
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Vieux Aujourd'hui, 15h44
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On approche doucement des 10 ans de thérapie alors comprendre le passé est en bonne partie défriché mais ça ne résoud que peu de choses. Le psy n'a pas encore fait le tour de tout, l'une de pistes suite à des éléments que j'avais verbalisés, est que le trauma de l'enfance a laissé en moi une partie "vivante" et une "silencieuse" car en quelque sorte tuée. Avec ça on est biens Donc il y a tout un enjeu inconscient derrière sur le à qui je montre la partie vivante, dans quelles conditions, de quelle sécurité j'ai besoin... et parfois sans faire gaffe je profite, glisse un peu dans un comportement passif et j'éteins la lumière sans faire attention, les autres voient alors quelque chose d'un peu mort. Si l'autre personne n'est pas active, je vais me répliquer sa posture passive facilement. Et si elle est trop active, je peux me sentir menacé mais là j'en arrive à mes limites d'explication (menacé par ce côté faux de certains extravertis extrêmes qui semblent avoir une immense douleur derrière, ou menacé par le côté écrasant de cette survitalité...). En gros si je me comprends moi-même, je vais avoir tendance à cacher ma partie vivante pour qu'elle ne soit pas à nouveau violentée. Et malheureusement pour les gens que j'ai croisé dans le pro et le perso, multiplier le sport m'a pas guéri pas plus que la méditation, et je doute que le théâtre fasse oublier de profondes cicatrices. Mais je retiens l'idée de l'impro pour la conversation pure
J'aimerais évaluer l'ampleur, aujourd'hui, de la gêne à l'intérieur de toi que provoque ces moments "d'absence". Sur une échelle de 1 à 10, à combien tu évalues ton ressenti face à ce problème qui t'amène? 1 -> Aucun problème | 10 -> Je suis totalement désespéré

En outre, tu disais avoir bien progressé sur cette question de la discussion. Donc on peut penser que tes problèmes vont continuer à diminuer, non? Suffirait d'être encore patient alors. Qu'en penses tu?

Citation:
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Pour le fameux dimanche, et bien typiquement je me suis perdu dans mes pensées ou je profitais du moment sans percuter qu'il devait y avoir des mots à poser, ou sans les trouver.
Le fait de penser "profiter du moment" dans ce cas là ressemble fortement à une illusion permettant à notre cerveau de fuir la situation. C'est un mécanisme que tu peux apprendre à reconnaître dans ta vie de tous les jours. La méditation est un précieux outil pour apprendre à sortir de ces schémas pour prendre de la hauteur et évaluer la situation avec du recul sur le moment, au lieu de le faire 2 jours après comme ici
Donc de l'entrainement à faire ça, encore et encore, te rapprochera d'une vie plus facile à gérer.

Citation:
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Je pense que je me mettais de la pression, attendait beaucoup et avait peur d'être naturel en plus.
Ca, c'est ce qui déclenche le mécanisme évoqué juste avant.
Te mettre la pression, ça se relativise. Tu peux apprendre à dégonfler ces pensées dans ta tête avant la rencontre. Plus tu le feras, moins tu auras de pression, et plus tu seras présent et conscient lors de la rencontre.
De même avec cette histoire "d'être naturel"; de quoi parles tu? Qu'est ce que tu souhaites cacher à cette fille et que tu trouves de si honteux?


Citation:
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Je devais la sentir plus passive et j'ai dû comprendre que c'était à moi de jouer un rôle plus exposé qui peut être délicat si c'est pas léger et sécurisé. Je sais pas si j'ai senti clairement ou non le malaise, mais si j'ai pas senti un climat d'aisance et de confiance c'est sûr que ça m'a pas aider à verbaliser. Peut-être que je réalisais pas aussi son besoin (n'ayant pas besoin qu'on parle sans arrêt).
Là c'est compliqué, parce que les blocages de l'un vient alimenter ceux de l'autre, et ainsi de suite, tel un cercle vicieux. Si en plus tu n'es pas aux commandes à ce moment là, et qu'elle ne fait rien non plus, ça donne ce qu'il s'est passé.
Là, ya pas de miracle. En mode prévention, ya ce que je t'ai dit plus haut. Et pour le service après vente de cette histoire, faudra bien à un moment donné parler de tout ça, vous livrant dans un moment d'authenticité si vous continuez à avoir ce problème (pas évident à mettre en oeuvre dans un tout début de possible relation, mais si le lien est en train de se détériorer, c'est probablement la seule solution)


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Au final je sais pas trop, j'ai grandi une partie de mon enfance avec face à moi un mélange de violence / dépression / silence morbide, ce doit être inconsciemment parfois très dur pour moi de me retrouver dans une situation qui pourrait replante le même décor. Une fois tout petit je me suis cassé de chez moi en pyjama en pleine soirée pour fuir Même si consciemment j'accepte pas trop l'idée et me dit "mais non, t'as envie d'avancer avec les femmes et t'es à l'aise, tu crées facilement de la complicité taquine avec certaines, etc.", bon à force que le psy doute et doute et doute et me relève toute la violence subie (sous différets formes) que je vois capable de resurgir... c'est peut-être juste super dur si elles se ferment ou laissent transparaître un potentiel de violence (même verbal ou dans l'attitude). Quand tu as en plus regardé la mort d'un peu trop près tout devient particulier peut-être et j'aurais aimé être aidé (sauvé, réconforté, complétez au choix) plus petit... C'est peut-être ouf et théatral à dire mais j'imagine que derrière l'enjeu c'est pas juste plaire / pas plaire, avoir confiance en soi, mais dans quelle mesure je risque ma vie en prenant vie face à l'autre. Et ouais, si elle commence à pas être dans un bon mood, déjà rien que les images que ça me fait revenir je suis pas très à l'aise... Bref, c'est à moi d'avancer là-dessus je le sais et y travaille depuis des années tant bien que mal. J'ai jamais compris pourquoi on m'avait fait subir ça par moments et je trouve ça très con que ça marque autant, j'ai parfois un peu "honte" tant il semble y avoir de personnes pour qui même les pires horreurs permettent de se relever et être fort. J'ai l'impression d'être faible sur ce point (suffisamment fort pour avoir traversé plein de choses, mais faible parce que marqué). Cette faiblesse ressort parfois mais pas consciemment... ça doit être hyper rare aujourd'hui que je réalise "c'est chaud je me sens super mal je voudrais être sous terre" face à quelqu'un ou un groupe, au pire je me dis c'est hyper dérangeant, je suis pas à l'aise, et je fais avec. Mais parfois en date avec une fille, durée de couple récente ou non, je peux ressentir cette sensation physique de danger si elle y met pas du sien. J'ai besoin qu'elle soit bienveillante, mette en confiance, m'aide à m'ouvrir peu à peu... c'est beaucoup demander, j'en ai conscience. Les gens me disent parfois de me détendre et mon langage non verbal doit laisser transparaitre que je suis tendu et à l'affut d'un danger dans la relation à l'autre (heureusement peu fréquent mais une fille me l'a encore dit il y a genre 2 mois en date que j'étais hyper fermé physiquement et j'avais pas fait gaffe, elle a commencé les sujets perso et me travailler, bingo le danger approche).

C'était long mais j'ai poussé la réflexion autant que possible sur le lien comportement X de l'autre / sensation d'être menacé / se réfugier en soi. Désolé pour le pavé. Il y a sans doute des techniques pour désamorcer ça chez une fille dans toute la littérature de ce milieu mais quand certaines ont décidé de serrer les dents...
Tu sembles avoir très bien compris ton passé et les conséquences sur ton présent. Mais est ce que tu as appris à te réinventer en sortant de ce que tu penses qui te définissait? Est ce que toute cette analyse t'a donné les moyens d'agir et t'émanciper?

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Depuis on s'est revu un soir pour un verre où elle m'a invité chez elle ensuite pour la nuit, et un dîner / nuit chez elle puis ballades et ciné. J'ai fait attention et tenté au mieux d'aborder des sujets même lambda, de lui poser des questions. J'ai eu droit à quelques interrogations de sa part sur ma famille ou mon enfance, donc j'ai dû me résoudre à dévoiler des choses plus perso petit à petit. Ca me fragilise un peu donc j'espère qu'elle se montrera à la hauteur de l'effort émotionnel de ce début de partage.
Ca te fragilise? Comment ça?
Et peux tu développer la suite, l'histoire d'être à la hauteur de l'effort émotionnel?

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Je ne sais pas si ce message a du sens mais voilà un update. Je me prenais la tête ce soir (n'ayant pas réussi à me la bourrer réellement avec des potes ) et j'ai eu un minimaliste "Je suis rentré, bonne nuit" après des heures de silence qui là encore surprend. J'avais l'impression qu'elle était un peu distance et le texto l'est, en même temps au moment de se coucher elle pense à moi... Tout ça est récent je sais mais jamais évident à gérer les signaux contradictoires.
C'est surtout ce qu'il se passe dans ta tête qu'il faut gérer. Mais c'est plus facile de reporter ça sur les éléments extérieurs à soi...

Tu te sens vulnérable maintenant, et tu n'es pas rassuré par son comportement quand vous ne vous voyez pas. Tu as de fortes attentes et ça te met le doute. Mais ça n'est pas ça qui t'indiquera son état d'esprit. C'est juste la moulinette dans ta tête qui tourne, et tourne, et tourne...

Bref, tu te poses beaucoup trop de questions, et je ne suis pas sûr que ton analyse soit aidante pour te sortir de là...
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