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  #1  
Vieux 09/09/2010, 09h44
Avatar de Anthony
Seki Shiki Meikai Ha !
 
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Par défaut Amour vrai : 5 signes qui ne trompent pas

Cet article vient de Psychologies.com, je trouve intéressant de le partager et d'ouvrir le débat.
http://www.psychologies.com/Couple/V...e-trompent-pas

Je ne l'ai pas encore commenté moi-même, pardonnez ce manque de savoir-vivre, mais j'ai pas mal de taf donc je le poste rapidos et je verrai ça après



Citation:
«Mais pourquoi restes-tu avec lui (avec elle) ? » Combien de fois avons-nous posé cette question à nos amis enlisés dans des histoires douloureuses ? Combien de fois nous sommes-nous demandés ce qui les poussait à persévérer dans des relations insatisfaisantes ? Non, c’est sûr, ce n’est pas ça, l’amour. Qu’est-ce que c’est, alors ? Un sentiment qui nous rendrait immuablement heureux ?

Certainement pas, nous dit la psychanalyse. L’amour, le « vrai », n’a rien à voir avec la sérénité. Même après le cap de la fusion des débuts, et contrairement à ce que l’on pourrait imaginer, l’amour, ce n’est pas pépère; ça chavire, ça secoue, ça nous lie mystérieusement à l’autre dans une épopée qui échappe à toute rationalité. Exploration de quelques signes révélateurs.

Trouver l’autre mystérieux

L’amour est un mystère pour ceux qui le vivent, un mystère pour ceux qui le regardent. Nous constatons, mais nous ne comprenons pas. Pourquoi ? Parce que ce qui nous lie à l’autre est inexplicable. Aimer vraiment, c’est aller vers quelqu’un, non pas seulement pour son image (sa beauté, sa ressemblance avec tel ou tel), ni pour ce qu’il symbolise (un père, une mère, le pouvoir, l’argent), mais pour son secret. Ce secret que nous ne savons pas nommer, et qui va rencontrer le nôtre : un manque ressenti depuis l’enfance, une souffrance singulière, indéfinissable. « L’amour s’adresse à notre part d’inconnu, explique le psychanalyste Patrick Lambouley.

Il y a un vide en nous qui peut causer notre perte, nous pousser à nous tuer. Eh bien, l’amour, c’est la rencontre de deux blessures, de deux failles, le partage avec quelqu’un de ce qui nous manque radicalement et que l’on ne pourra jamais dire. » L’amour vrai, ce n’est pas « Montre-moi ce que tu as » ou « Donne-moi ce que tu as pour combler ce qui me manque », mais plutôt « J’aime la manière dont tu essaies de guérir, ta cicatrice me plaît ».

Rien à voir avec l’hypothèse de la « moitié d’orange », déclinaison du Banquet de Platon (LGF, “Le Livre de poche”, 2008), qui nous voudrait incomplets parce que coupés en deux. L’amour nous rendrait alors « un » et heureux ! « C’est la cause de la faillite forcée de bien des couples, observe Patrick Lambouley. Quand certains s’aperçoivent qu’ils ressentent encore une insatisfaction, ils s’imaginent que c’est parce qu’ils n’ont pas trouvé l’homme ou la femme qu’il leur “fallait”, et qu’ils doivent en changer. Ce n’est évidemment pas le cas. » Aimer vraiment, c’est dire à l’autre : « Tu m’intéresses. »


Avoir peur de le perdre

Aimer, c’est avoir peur. Tout le temps. Freud, dans Malaise dans la civilisation (2), l’explique ainsi : nous devenons dépendants parce qu’il faudra que l’autre nous soutienne toujours dans l’existence. D’où la peur de le perdre. Explication lumineuse de Monique Schneider (3), philosophe et psychanalyste : « L’amour implique une prise de risque. Il suscite un phénomène de vertige, parfois même de rejet : on peut casser l’amour parce que l’on en a trop peur, le saboter tout en essayant de se confier, réduire son importance en s’attachant à une activité où tout repose sur soi-même. Tout cela revient à se protéger du pouvoir exorbitant de l’autre sur nous. »

D’autant, souligne encore Freud, qu’Éros et Thanatos vont de pair. Je t’aime, je te détruis. Éros, c’est notre désir de nous lier amoureusement les uns aux autres?; Thanatos, c’est la pulsion de mort qui nous pousse à rompre le lien pour que notre moi reste tout-puissant. L’amour poussant à sortir de soi, le moi le combat. « C’est difficile de renoncer à soi, décrypte le psychanalyste Jean-Jacques Moscovitz (4). On sent bien quand on aime que quelque chose nous tiraille.

L’amour touche à notre être, à ce que nous sommes au monde. Peu de gens s’en rendent compte. Ils se retrouvent seuls et se sentent bien dans cette solitude puisqu’ils sont désormais à l’abri de cette pulsion de mort. Mais quand, dans l’amour, on a survécu aux déchirements, aux conflits, on atteint une zone formidable où rejaillit le sentiment. » L’amour vrai n’est pas un contrat d’affaires : c’est un sentiment violent qui fait courir un danger aux deux partenaires. Il ne faut jamais l’oublier quand on doute, quand l’autre semble nous « désaimer ». « Quand quelqu’un se défend, explique Monique Schneider, ça ne veut pas dire qu’il n’est pas amoureux. Il peut juste redouter de se retrouver les mains liées. »


Accepter de s’engager avec lui dans l’inconnu

Rien n’est écrit. Le romantisme de la passion qui flamberait puis irait vers une prévisible extinction est un mythe. L’amour ne prend pas systématiquement le chemin d’une pente déclinante. Il peut emprunter une route inverse. Nous devons accepter de ne pas avoir de maîtrise sur nos sentiments. « On n’entre pas dans un univers volontariste ou méthodique, ajoute Monique Schneider. On peut passer par des épisodes contrastés. Traverser des instants de bonheur extatiques fait que l’on peut ensuite tomber de très haut, bien sûr.

Mais être persuadé que l’amour n’est jamais certain signifie que l’on a hérité d’un passé qui nous empêche de croire en nous et en l’autre. Pour aimer vraiment, il faut presque croire en une sorte de miracle. Freud parle d’attente croyante. Il faut entretenir le feu qui peut redémarrer, ne pas exiger de satisfaction immédiate. » Accepter l’inconnu, être patient…


Éprouver du désir

Aucun doute : aimer, c’est avoir envie de l’autre. Mieux, confirme Jean-Jacques Moscovitz : « Faire l’amour aide à aimer. Sans échange corporel, quelque chose dans l’amour ne se fait pas. L’amour demande du plaisir parce qu’il y a du désir. Et les amants qui s’aiment connaissent une jouissance supplémentaire. La différence des sexes s’annule dans le rapport. On ne sait plus qui est l’un et qui est l’autre. Les deux se confondent. Il y a désinvestissement de la valeur de l’organe. On fait corps. C’est une jouissance qui écrase. » Sans amour, le plaisir se vit comme un moyen de se débarrasser d’une tension, tandis que pour jouir dans une émotion qui dégage des ondes, des vibrations, une expérience forte, il faut aimer vraiment : « Dans l’amour, on obtient une jouissance autre », renchérit Monique Schneider.

Une baisse de désir signifie-t-elle un désamour ? Pas du tout : « Il est des moments de bonheur où l’on est tellement heureux que l’autre soit ce qu’il est que l’on peut simplement se satisfaire du fait qu’il existe », rappelle Monique Schneider. Au-delà de ces instants de contemplation, d’autres femmes dissocient amour et désir. « Ce n’est pas qu’il y ait moins de sentiments, développe Jean-Jacques Moscovitz. Au contraire. C’est un peu comme si se donner trop allait les faire disparaître. Intervient ici quelque chose de l’enfant qui n’est pas réglé, un idéal de l’amour beaucoup trop ancré dans l’idéal paternel. Elles ont été femmes et redeviennent des petites filles : la relation leur apparaît incestueuse. La dimension paternelle reprend le dessus, peut-être pour se protéger de cette peur de se voir dissoutes dans le corps à corps. »
Ces femmes se réfugient dans un amour adorateur, se défient de la relation sexuelle, qui doit à nouveau être apprivoisée. Elles peuvent alors passer par une autre forme de rapport physique, celle de l’étreinte : envelopper l’autre, le porter comme s’il était à l’intérieur de soi. Et quand l’envie revient, le désir suit. Rien de figé dans ces flux et reflux. Tout va et vient.


Se sentir exister

« Être aimé, c’est se sentir justifié d’exister », disait en substance Sartre. L’amour vrai, c’est cette expérience de légitimation au monde, cette illusion que notre amour est unique. L’autre est l’idéal incarné, et nous existons grâce à son regard. L’amour nous redonne un statut d’enfant convaincu de sa toute-puissance, convaincu que s’il n’existait pas, le monde raterait quelque chose. On s’élit l’un l’autre.

Ce thème biblique de l’Élu, Freud le reprend à son compte pour bien distinguer l’amour vrai de l’amour charité tourné vers le bien. Nous investissons l’autre. Nous lui reconnaissons son importance radicale : nous l’estimons, nous le valorisons, nous le croyons irremplaçable. Nous avons fait une trouvaille, découvert un trésor. Nous ne sommes plus seuls.

L’autre nous apporte aussi son monde, une ouverture vers d’autres horizons, des émotions que nous ne percevions pas avec la même intensité auparavant. Nous sommes davantage « réveillés ». Nous avons le sentiment d’être à l’abri puisqu’il a su nous découvrir. « Aimer vraiment intensifie notre sensation d’exister », conclut Monique Schneider.
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Vieux 11/09/2010, 00h31
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Super article.

Donc l'amour est un mélange de croyances fortes, d'illusions et donc de risques... un sentiment comparable à la mort.
Plus on est heureux et épanoui en amour plus on "s'élève" et donc plus on a de chance de "tomber de haut"...

aie aie aie! J'ai pas d'avis à donner tout de suite j'ai pas encore assez réfléchit mais c'est bien plus compliqué que la séduction. ^^

Merci d'avoir fait partager l'article.
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  #3  
Vieux 12/09/2010, 09h29
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Intéressant ton article.

Ca rend les choses bien compliquées par contre, c'en est limite un peu effrayant.

Par contre, il me semble difficile de maintenir le mystère sur le long terme, à force on finit par découvrir de plus en plus l'autre... Mais c'est peut être de là que vient toute la difficulté d'arriver à faire durer une relation amoureuse.
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  #4  
Vieux 22/09/2011, 15h32
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Juste flippant... j'ai eu l'impression de lire de la main d'un autre tout ce que j'ai ressenti pour Lola et cela dans l'intégralité des cinq points.

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  #5  
Vieux 22/09/2011, 16h03
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Excellent article ouais, avec de bonnes références, c'est clair et vrai. J me suis particulièrement reconnu dans la distinction amour/désir. Pour moi aimer une personne mais ressentir du désir pour une autre ne signifie pas que l'on aime plus la première ou qu'on va aimer la seconde. J'ai énormement de mal à accepter les idées telles que larguer mec/copine parce que il/elle a embrassé untel à une soirée (surtout torché...).
J'fais une réelle disctinction entre ces deux sentiments. Je suis le seul? ou c'est parce que j'ai jamais véritablement aimé? (ce qui est possible après tout ^^)
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  #6  
Vieux 22/09/2011, 16h10
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Envoyé par GeoffCarabin Voir le message
J'fais une réelle disctinction entre ces deux sentiments. Je suis le seul? ou c'est parce que j'ai jamais véritablement aimé? (ce qui est possible après tout ^^)
Ni l'un ni l'autre, une bonne partie des membres d'ADS peuvent tout à fait aller voir ailleurs sans remettre en cause leur actuelle relation. Il s'agit juste d'un moyen de fonctionner qui nous est propre. Perso je préconise juste de mettre l'autre au courant de nos méthodes au début de la relation, car les dommages et la souffrance peuvent être difficiles à gérer après coup (sans mauvais jeu de mots).

D'un point de vue tout à fait personnel, je remets en question toute relation si le désir avec un/une autre s'immisce (edit : je parle d'un vrai désir, fort et difficilement contrôlable, pas d'une simple attirance physique comme j'en ai tous les jours). Je n'ai ni tort ni raison, et cela ne veut surtout pas dire que je "ne sais pas ce qu'est le vrai amour", comme j'ai pu le lire ici ou là sur un ton péremptoire.
C'est mon problème, c'est comme ça et pas autrement.
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Dernière modification par Anthony ; 22/09/2011 à 16h13
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  #7  
Vieux 22/09/2011, 18h26
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J'aime beaucoup !
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  #8  
Vieux 22/09/2011, 19h04
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[MALIFE.COM: MODE ON/]

Mon ressentie est tout autre.
Je ne me retrouve en rien de ce qui est écrit; et pourtant mon pari de ces temps ci c'est de devenir amoureux, chose qui ne m'est pas arrivé depuis Avril maintenant.
Ceci expliquerait pourquoi je n'y arrive pas.

Suis-je devenu inhumain ou ai-je la prétention de ne plus éprouver du désir pour l'inconnu (que je ne trouve plus du tout inconnu) ?

D'autre part, la rationnalité pure tuerait-elle les sentiments ?

EDIT: sinon, article très bien écrit. Mais je n'arrive pas à être d'accord.
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Lies.

Que nos mensonges s'écroulent.
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  #9  
Vieux 22/09/2011, 19h07
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Envoyé par Silvers Stones Voir le message
[MALIFE.COM: MODE ON/]
Suis-je devenu inhumain ou ai-je la prétention de ne plus éprouver du désir pour l'inconnu (que je ne trouve plus du tout inconnu) ?

D'autre part, la rationnalité pure tuerait-elle les sentiments ?
On dit ça jusqu'à rencontrer quelqu'un qui nous fasse voir les choses autrement.
C'est ce que je pense.
Et on ne peut pas dire que je fasse dans les sentiments.
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  #10  
Vieux 23/09/2011, 08h05
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peut être à mettre en relation avec la partie chimique de l'histoire :

La Chimie de l'Amour - Encyclopédie Atypique Incomplète
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