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Vieux 13/01/2018, 11h21
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C’est aussi une question de rigidité je pense, enfin en tant que concept large. S’attaquer à cette rigidité en adoptant au quotidien des comportements plus flexibles aide.

C’etait mon cas à un moment j’aimais lire pas mal puis ont commencé progressivement des habitudes comme chercher les définitions les plus fines des mots évocateurs ou une analyse de chapitres. Ces habitudes au début agréables se sont transformées en prison puis en facteur de dégoût puisque quand je commençais un livre, je voyais tout ce travail arriver.

Pareil pour le chinois. J’ai appris environ 150 caractères et je parlais pas trop mal (enfin pour un débutant), surtout que ma cop chinoise pouvait me corriger puis les séances se sont allongées le soir 2-3H vers minuit (alors que je finis à 18h-30 19h le travail) avec une incapacité de le part à transiger sur des pauses. Du coup, efffet boulimie, arrêt assez rapide car je savais que si je reprenais je ne pourrais pas le faire un jour sur 2.

En fait ce qui se passe c’est qu’au début tu ne te mets pas de pression, d’ou Le plaisir a débuter. Ensuite tu sens que tu arrives à un cap et tu deviens une sorte de machine intransigeante vu que les progrès sont plus durs à acquérir. Mais c’est là où il ne faut pas changer d’etat d’esprit.

Quelques idées :

- ne penser qu’a la séance en cours et pas se pousser mentalement via une projection sur une longue période (se motiver pour la séance et pas pour l’objectif souvent irréalisable)
- flexibiliser autant que possible - je rejoins là don diego même si parfois on ne peut échapper à la méthode traditionnelle - quitte à prendre des pauses (la vision monolithique est souvent destructrice)
- c’est paradoxal mais plus on essaie de faire un geste/une action parfaitement, plus on est raide et plus on échoue, ça se vérifie dans les sports comme le tennis ==> apprendre à relâcher sa vigilance
- cultiver la flexibilité au quotidien (s’autoriser à faire des dessins moches, ne pas présenter chaque page de manière propre, changer son itinéraire habituel, etc.)

Mais il faut aussi savoir apprécier les vertus de son perfectionnisme et ne pas le rejeter entièrement :

- qualité d’apprnetissage : pour ma part, je peux reprendre le chinois même 2 mois après sans avoir perdu grand chose
- efficacité : en faisant les choses «*très bien*», on devient incroyablement rapide pour faire des «*brouillons*»
- profondeur : le perfectionnisme nous pousse à aller en profondeur des choses, par exemple dans l’analyse littéraire, ce qui nous permet de développer notre personnalité

J’ai progressé beaucoup plus lentement au tennis que les autres (pour passer à un niveau supérieur, pas au début) mais à un moment tout le fruit de mon perfectionnisme s’est agrégé, surtout quand je me relâchais, et je suis devenu un joueur de différenciant par sa précision et ses coups tordus
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