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Vieux 20/03/2016, 20h00
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3 Les mécanismes de défense et de résistances chez les femmes

Face à cette culture du Slut-Shaming, les femmes ont développé des mécanismes de défense et autres résistances.

Hormis les causes culturelles détaillées ci-dessus, les résistances des femmes s’expliquent aussi par des causes mécaniques : elles sont sans cesse assaillies de propositions plus ou moins honnêtes (voir aux extrêmes le phénomène de harcèlement). Dans un tel cadre où l’offre est fatalement supérieure à la demande, les femmes les plus convoitées se retrouvent à sélectionner en permanence et le durcissement de leurs critères devient donc purement mécanique.

Vous ferez donc face à des mécanismes de résistance qu’on évoque souvent ; le Bitch-Shield (Bitch Shield : comment s'en sortir quand une fille vous test ?) et l’Anti Slut Defense (Vaincre l'ASD : Rassurer les Femmes pour Closer plus Souvent...).

Et bien sûr, dans pas mal de cas, la fille n’est juste pas intéressée pour partager quoi que ce soit avec vous… This is the game !




Toute la difficulté est d’être capable de lire entre les lignes et interpréter les signaux ambigus afin de savoir si vous êtes game-over ou si vous faites simplement face à des mécanismes de défense...

Parfois, vous ferez face à la résistance classique : "Je ne couche pas le premier soir".
Le piège face à ça est de cesser votre escalade et de ne même pas essayer de vérifier la véracité de cette affirmation.

Citation:
Envoyé par Jack Beauregard
"Dans ce genre de situation, le but est de dédramatiser l'acte en lui même. 90% du temps, c'est de la grosse pensée limitante ou de la protection sociale pour préserver son image, même si elle en meurt d'envie. Alors, si jamais c'est le cas, on rebondit sur du fun en essayant de rester dans le sujet pour l'inciter à s’imaginer coucher avec vous, et on fait preuve d'un peu de psychologie au cours de la discussion pour la rassurer sur tout ça"
Nous allons maintenant voir comment prendre en compte tout cela dans votre Game et comment sortir de ces schémas pour une sexualité féminine plus épanouie… afin que tout le monde soit gagnant !



4 Faire sauter les mécanismes de défense sans dépasser les limites

Reprenons ici l’exemple de la LMR “Je ne couche pas le premier soir”.
Afin de savoir si elle dit ça juste par peur du jugement (ASD) ou si c’est vraiment un choix ferme, voilà ce que vous pouvez (devriez) faire et ce que vous ne devrez surtout pas faire :

DOs :
Tenir compte de sa réaction et de son body langage lors des kinos (ne pas continuer si elle a l’air mal à l’aise ou qu’elle vous dit d’arrêter).
Poser des compliance test : est-ce que ses actes sont cohérents avec ses résistances ? Si le rapprochement physique et les kinos fonctionnent, si elle vous suit pour prendre un verre, puis chez vous ou chez elle, vous pourrez en déduire que tout reste possible.
Bref, se fier aux actes plutôt qu'aux paroles !

DON’Ts :
Culpabiliser, mettre la pression, manipuler
Ex: dire “Maintenant qu’on est là [sous entendu : dans la chambre / sur le lit / chez moi / chez toi] on ne va pas s'arrêter là quand même”, “Hum si tu es là c’est que tu en as envie” “Hmm tu ne peux pas me laisser comme ça, tu as vu comment je suis excité” “Allez, laisse-toi aller”.
Forcer les choses quelle que soit la nature de la contrainte

En effet, s’il est de bon ton de tenter de challenger les résistances, on ne doit pas le faire à tout prix.
La culpabilisation, la manipulation ou la coercition ne sont pas des méthodes convenables, quelles qu’en soit leurs formes, pour faire sauter une résistance.
Pour la bonne et simple raison que CÉDER n’est pas CONSENTIR.

Vous vous devez de respecter la volonté et le choix de l’autre - tout comme votre partenaire doit respecter vos choix et vos limites !
De plus, certaines filles choisissent de ne pas coucher le 1er soir pour d'autres raisons que la peur de passer pour une salope. Et quand bien même, toutes les raisons sont valables. Nous sommes en droit de ne pas partager leur vision des choses mais nous n'avons pas à imposer la nôtre. Et cela ne veut pas dire qu'elles n'ont pas décidé par elles-mêmes, et que ce sont juste des idiotes soumises à la pression de la société.

Et de toute façon n’oubliez jamais que vous n’avez aucun intérêt à coucher avec une personne qui n’en a pas vraiment envie.



5 Modifier nos perceptions et agir contre le slut-shaming

Nous avons tous, hommes comme femmes, notre part de responsabilité dans la reproduction des schémas et visions néfastes comme vu précédement.
Et nous avons tous et toutes à y gagner d’en prendre conscience et à ne pas les reproduire.
Afin de créer un environnement où tout le monde pourra baiser comme bon lui semble, vous pouvez tâcher d’agir sur votre comportement et sur celui de votre entourage.


Voici quelques pistes, non exhaustives :
  • Ne jamais juger négativement les désirs ou l’enthousiasme au lit d’une target.
>>> Mieux, encouragez-la et aidez-la à assumer ses désirs (article suivant).
  • Être discret et respecter la confiance de ses partenaires sexuels / targets.
>>> N’allez pas donner des détails sur vos conquêtes ou ce qu’il se passe dans l’intimité, et bien sûr ne faites pas “tourner” les photos ou sextapes de vos targets. C’est une question de respect, de confiance, et au delà de la question éthique on rappelle que la diffusion est illégale et lourdement sanctionnée.
Surtout que souvent la seule raison qui nous pousse à l’indiscrétion c’est de nous faire mousser (égo mal placé) ou pire de nous moquer.
  • Ne pas participer aux potins et aux rumeurs sur la vie sexuelle des filles de son entourage.
>>> Adoptez l’attitude : So what, elle a couché avec X et Y ? So what, elle a branlé Z en boite ? So what, elle a participé à un bukkake ? Tant mieux pour elle, who cares ! Etc
  • Ne pas "afficher” les filles qui ont des comportements sexuels en soirée ou autre.
Il ne se passe pas une semaine sans qu'une nana ne soit "affichée" pour rigoler avec des photos/vidéos volées…. Et ça mène à des gros problèmes de harcèlement pour ces filles; ces pratiques sont juste intolérables.
>>> Si vous voyez ce genre de bashing tourner dans votre entourage ou sur les réseaux sociaux, ne diffusez pas davantage les photos, ne cautionnez pas, et signalez les contenus pour qu’ils soient retirés des réseaux sociaux.
  • Ne pas utiliser un langage qui entretient l’idée selon laquelle le sexe est dégradant pour les femmes.
>>> Ne pas utiliser du vocabulaire passif et dévalorisant pour décrire la sexualité des femmes.
Ex: “Se faire baiser / troncher / démonter” “se faire passer dessus" car cela suggère que ce n’est pas son désir qui a été le moteur de cet acte, qu’elle subit sa sexualité, qu’elle seule s’est faite séduire (elle n’a pas séduit le mec), …
A noter : Même pour parler de vous ou de vos potes mecs, évitez de dire des trucs du style “Je me suis fait enculer par x..” parce que ça laisse croire que se faire pénétrer c’est honteux et dégradant (surtout si c’est dans l’anus) … Vous serez bien alors embêtés si vous avez envie de proposer une sodo à votre partenaire !

>>> Ne pas utiliser un langage qui stigmatise les filles actives sexuellement et/ou qui parlent de sexe ouvertement.
Ex : ne pas qualifier de “salope” une fille qui aime le cul ou qui n’a pas de tabou (pour un compliment vous avez “cochonne”).
Ne pas dire d’une fille qui a des partenaires multiples qu’elle “ne se respecte pas” (même quand on baise beaucoup on sélectionne !).
  • Préférer un vocabulaire qui reconnaît le désir mutuel plutôt qu’un vocabulaire de conquête ou de possession pour parler de vos “exploits” / “closes”.
Ex: “On a bien baisé”, “On s’est envoyés en l’air”, “On s’est choppés” plutôt que “Je l’ai bien niquée / baisée”, “Je me la suis tapée / faite”, “Je l’ai serrée”.
  • Attention à “l’humour” sexiste .
Les blagues sexistes ne sont pas si anodines qu’on veut bien le croire.
Si on les trouve drôles, même au 2nd degré ; c’est parce qu’elles sont conformes à la vision des rapports hommes-femmes véhiculée par notre société.


Donc, avant de dire : “Haha je l’aurais bien violée elle avec sa petite robe” à vos potes pour rigoler, demandez-vous pourquoi vous trouvez ça cool / drôle, et si ça ne contribue pas à diffuser des mythes dangereux sur la sexualité des femmes (ici: c’est la femme avec ses vêtements qui incite au viol).



Conclusion

Nous avons donc vu qu’il faut comprendre certains codes sociaux pour mieux adapter votre offre. En pratique, cela signifie :

Challenger les résistances et affirmations relevant en fait de la protection de l’image sociale (anti-slut defense et certains bitch shields).
Penser à isoler la target du regard de ses amis, c’est se faciliter le close car on diminue la pression sociale subie par la target.
Rassurer sur sa discrétion c’est aussi diminuer la pression sociale.

Nous allons maintenant essayer de vous convaincre qu'une stratégie sexuée ne vous disqualifiera pas. Assumez la séduction. Assumez le désir de séduire, ainsi que le désir sexuel.

Mieux, aidez-la à assumer ses désirs.

Dans l’article suivant nous verrons comment on peut séduire avec cette mentalité positive, en vous démontrant comment cette attitude (entre autres) participera à vous rendre séduisant.

Dernière modification par don Diego de la Vega ; 21/03/2016 à 11h05
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